LA NATION ALGONQUINE SALUE MONSEI- GNEUR LE (GOUVERNEUR
Monseigneur vous voyez en moi, un peuple errant et vagabond, qui n’a pu être captivé icy à Québec parmy les françois que par les liens de la foy.
Avant ce bonheur ze vous puis dire avec vérité que la misère, sans consolation, m'estoit comme naturele : la guerre, les maladies et la famille estoient les com-.
pagnes les plus fidèles que j'eusse avec moy dès le berceau. Maintenant qu'ayant la foi, je vy dans l'espérance d’une vie éternelle, et que je possède aujourd’huy l'honneur de votre bienveillance, et la faveur de votre protection, il est que si z'étais capable de pleurer aussy.bien que mon frère le Huron, je verserais mainte-