QUATRE FRANÇAIS FONT LEUR COMPLI- MENT À MONSEIGNEUR LE GOUVERNEUR
Après mille morts évitées
Enfin, malgré le mauvais : 2rt,
Vous venez, Monseigneur, par un heureux transport Pour favoriser ces contrées
Que de vœux nous avons offert !
Que souvent nos moistes paupières,
Avec l’ardeur de nos prières,
Ont combattu contre l’enfer !
Enfer, qui contre nous luttant avec Neptune Voulait, en nous perdant, ruiner notre fortune. (1)
Pourrais-je expliquer, Monseigneur,
Ce que vostre illustre presence
Exsite dedans moy d'amour, de confiance, Qui luy vont captivant mon cœur ?
Ce que ma langue vous peut dire, Monseigneur, est, que, si ce vy
C'est votre honneur que je poursuy
Pour vous après Dieu je respire
Ma mort sera témoin de ma fidélité
Et vous servant, le point de ma fidélité. (2)
(1) Récité par Denys Masse.
(2) Récité par Charles Sevestre.
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Que votre marche glorieuse
A desia causé de bonheur
La terre en est ravie, et dit-on, par honneur
Quelle en sera plus plantureuse. .
Du moins l’Iroquois enragé,
Bouffy du vent de ses prouesses,
Ne prendra plus tant de hardiefse,
Voyant le pais tout changé,
Et vos braves guerriers au milieu des hazards Marcheront triomphants desoubs vos étendards. (1)
Monseigneur, ie sens dans mon âme,
A l'aspect de vos Leopards,
Qui vomissent le feu contre nos montagnards Jaillir une alerte flamme
Vos lauriers qui ne se sechent pas
Nous sont des marques assurées
Que le nombre de vos trophées
Monte au nombre de vos combats.
Enfin nous voyons bien que la hault on ordonne Que de tous vos desseins la fin soit la couronne. (2)