‹ La Réception de Monseigneur le vicomte d'Argenson par toutes les nations du païs [sic] de Canada à son entrée au gouvernement de la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 5 sur 9 · LA NATION HURONNE SALUE MONSEI- SEIGNEUR LE GOUVERNEUR · texte numérisé non relu

LA NATION HURONNE SALUE MONSEI- SEIGNEUR LE GOUVERNEUR

Monseigneur, je reconnois auiourd’huy que ie suis condamné à des larmes perpétuelles.

J'ai pleuré iusques à présent, la perte de nostre pais, ruiné par nostre ennemy commun, la perte du plus beau lac et des plus belles terres du monde, m'en voila exilé pour jamais ; et à présent je me trouve à vostre arrivée comblé de tant de biens et de tant de faveurs du ciel, en vostre illustre personne, que je ne puis m'empêcher d’en pleurer de joye, et votre bonté me faict espérer que Îla source de ses larmes agréables ne tarira jamais. Ce qui m'oblige, monseigneur, a vous protester toute l'obéissance et la soumission que vous pouvez attendre des moindres, mais des plus fidèles de vos sujets.

Mon frère, l'Algonquin, que ie reconnais comme mon cousien, et sur les

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terres duquel vous commandez vous expliquera mieux que moy les sentiments communs de nos cœurs. (1)

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