‹ La Recherche de la Paternité Naturelle: D'après les Récentes DiscussionsChapitre 34 sur 58 · ER ES · texte numérisé non relu

ER ES

Les raisons que l’on a données de cette double restriction sont les suivantes. On a soutenu que la défense des intérêts de l'enfant illégitime exige une grande vigilance et des connaissances étendues, toutes garanties que les mères naturelles sont loin de présenter dans la majorité des cas. « Elles manquent de sérieux et de fermeté et n'éprouvent pas, lisonsnous dans le rapport auquel nous empruntons ces renseignements, pour le fruit de leur faute, le mème amour, la même sollicitude que la mère légitime porte à son enfant. » D'autre fois « elles manquent d'intérieur et confient l’enfant à des mercenaires qui le soignent à bas prix ». Elles sont aussi souvent trop jeunes et dénuées totalement d’expérience.

On a craint aussi qu'appelée à administrer les biens de l’enfant, versés par le père, elle se les approprie, les consacre à ses besoins personnels et non à l'entretien de l'enfant. Enfin le fait de confier le soin de poursuivre la recherche du père à un tuteur à l'exclusion de la mère, nous parait aussi une mesure très efficace pour prévenir les scandales et les chantages. Cependant rien ne s’oppose à ce que la fille-mère puisse être désignée par le juge compétent comme tutrice de son enfant, quand on esti-

mera qu'elle remplit les conditions requises.

$ 2.— Situation de l'enfant par rapport à son père.

L'article 1589 porte qu’ « un enfant illégitime et

son père ne sont pas parents ». Et la législation ad-

Page 1