‹ La recherche du colibacille dans les eaux de boisson par la méthode au neutral-rotChapitre 7 sur 18 · PRINCIPE. — HISTORIQUE. — MANUEL OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

PRINCIPE. — HISTORIQUE. — MANUEL OPÉRATOIRE

Le procédé dit au neutral-rot est basé sur ce fait que le colibacille, en culture sur mieux au rouge neutre, réduit cette matière colorante de telle sorte que la couleur rouge rubis du milieu, passe au jaune canar! avec fluorescence verte.

C'est en 1898 que ROTHBERGER (47) a attiré l’attention sur cette nouvelle méthode de recherche du cohibacille, en publiant les résultats qu’il à obtenus en cultivant ce microbe sur un milieu de gélose colorée au rouge neutre.

HeELLER, pour rendre le milieu plus transparent, remplace la gélose par la gélatine.

En 1900, ScuerrLer (51) confirme les résultats de ROTHBERGER; mais au lieu de gélose simple il se sert de gélose glycérinée.

En 1903, Wozr (61), en étudiant la gélose au rouge neutre, démontre que l’action de l’oxygène contrarie la réduction du rouge neutre et par là-même la fluorescence et la teinte jaune canari.

En 1904, OrperoPp (35) propose l'addition de

Eu — glucose. Le colibacille, faisant fermenter le glucose, produit des bulles gazeuses dans le milieu de culture.

La même année, Srokes (54) utilise le lactose à la place du glucose, pour différencier le colibacille des espèces virant le rouge neutre, mais ne faisaient pas virer le lactose.

Mais déjà, dès 1901, Savace (43) et MakaiLz avaient proposé simultanément l'emploi d’un milieu liquide au rouge neutre ; et la même année, SAVAGE, au LXIX® Congrès de la British. med. Association, exposait les résultats obtenus par l'emploi d’un bouillon au rouge neutre, connu depuis sous le nom de bouillon de Savage.

Grâce à ce procédé, on était dès lors en possession d’un moyen permettant, à l’aide du rouge neutre, non seulement de différencier le colibacille en culture, mais encore de le déceler dans les eaux.

En 1902, Gëzes (20) étudie le procédé de Savage sur diverses espèces de colibacilles, de bacilles d’Eberth, et sur des mélanges de ces deux bactéries ; il fait cette remarque importante que la température n’influe pas sur la réaction du rouge neutre donnée par le colibacille.

En 1906, Braux (3) expose le résultat de recherches ayant pour but de déceler le colibacille dans les eaux de boisson et préconise, avec beaucoup d’insistance, le bouillon de Savage.

En 1907, Lacomme (29) perfectionne le procédé en portant le milieu à la température de 445 pour éliminer les germes qui ne peuvent végéter à cette température.

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La même année, BRAUN confirme les résultats de Lacouueet sugoère l’idée que l’on pourrait combiner le procédé de SavaGs et celui d'ErrKMANN.

LacomMe combine alors ces deux procédés et, en 1910, publie le résultat de ses travaux, d’où 1l conclut que seuls les co/ibacilles typiques donnent la réaction : production de gaz et fluorescence.

En 1907, d’ailleurs, JaroMIR Burir (25) avait déjà combiné pour déceler le colibacille : la production de gaz à 46 degrés avec la production d’acide et la réduction du rouge neutre.

En 1910, Fagre-DoMerRGuE et LEGENDRE (12) recherchent le co/ibacille dans l’eau de mer et dans l’eau de divers mollusques marins ; 1ls montrent l’influence défavorable des sels de l’eau de mer sur la réaction du rouge neutre.

La même année, ces deux auteurs font connaitre un nouveau procédé de recherche du calibacille en culture anaérobie à l’aide d’un bouillon phéniqué au rouge neutre. L'année suivante ils perfectionnent leur technique.

En 1910, Rocxaix et Durourr (42) publient un travail tentant à démontrer que la réaction du rouge neutre est l'apanage des microbes de la fermentation ammoniacale, et montrent la nécessité de la production d’ammoniaque libre dans les cultures pour que la réaction puisse s’opérer.

L'année suivante, Guerper (19) complète la connaissance du mécanisme de la réaction du neutral-rot en montrant l'importance des phénomènes de réduction. Il apporte en outre des résultats sur le rôle des

oi sucres et de l'oxygène dans la production de la réaction.

En 1914, Rocnaix (44) confirme les conclusions de GUERBET en ce qui concerne le rôle de l'oxygène et montre que les bouillons non sucrés décèlent de facon constante la présence du colibacille.

Après ce rapide exposé historique de la méthode au neutral-rot, nous allons maintenant indiquer le mode opératoire, tel qu'il est utilisé dans la plupart des laboratoires.

Le milieu au rouge neutre le plus couramment employé pour la recherche du colibacille dans les eaux de boisson est le bouillon de Savage.

Voici sa préparation :

On place 125 grammes de viande de bœuf finement hachée dans un demi-litre d’eau. On porte à l’ébullition et on laisse cuire pendant une heure.

Après refroidissement, on ajoute :

Peptone Defresne . . 10 grammes

SONIA I Cr (00, == CUCOSC RE RME 2 077 00

On ramène ensuite à 500 centimètres cubes avec de l’eau distillée. On laisse refroidir, reposer et on décante soigneusement. Puis on ajoute 5 centimètres cubes de la solution suivante :

Rouge neutre. . . D grammes TR 0100 'centimetres cubes

et on porte à l’autoclave à 115 degrés pendant trente mimutes.

On répartit ce bouillon dans différents tubes et on y ajoute l’eau à analyser dans des proportions variant de 20 à 200 p. 100.

Ensuite on met à l’étuve à 37 degrés.

Au bout de quarante-huit heures, si l’on a affaire à du colibacille, le milieu prend une belle teinte jaune canari avec fluorescence.

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