COMBINAISON AVEC D'AUTRES MÉTHODES
Nous avons vu, au chapitre précédent, les causes d'erreurs de la méthode de SAVAGE ; nous allons maintenant examiner plusieurs procédés qui, en se combmant avec elle, permettent d’en tirer un meilleur parti.
En 1907, LaAcOoMME (28) utilisant en même temps la méthode de SAVAGE et celle de Roper, ensemence des microbes aquatiles sur mieu au rouge neutre, et porte à la température de 44°5, pour éliminer les cermes qui ne peuvent végéter à cette température. Cette pratique est devenue courante dans les laboratoires.
De ces expériences 1l conclut qu'aucun microbe autre que le coli ne produit de fluorescence, à condition d’examiner immédiatement après vingt-quatre heures, Il fait cependant cette restriction que des colis authentiques peuvent peut-être ne pas virer le rouge neutre.
Poursuivant ces recherches, ce même auteur, sur les indications de BRAUN, combine le procédé de Savage et celui d'Eijkmann de la façon suivante :
es, Dj
Il fait la solution:
Peptone . . . 100 grammes
Glucose . . . 100 —
Sel NA I ROUE
Rouge neutre. . SO1A00
Eau. . . . . 1.000 centimètres cubes
Il introduit, dans des tubes d’Eïjkmann, 15 centimètres cubes de cette solution, avec 100 centimètres cubes d’eau ensemencée avec divers microbes et constate que seuls les colibacilles typiques donnèrent, en vingt-quatre heures, production de gaz et fluorescence à la température de 45 degrés.
En 1907, JaromiR BuüLir (25) combine pour la recherche du colibacille la formation de gaz à 46 degrés, la formation d’acide et la réduction du rouge neutre.
Il opère ainsi:
Il fait macérer, pendant vingt-quatre heures, 1 kilogramme de bœuf finement haché, dans deux litres d’eau. Il prend 1 litre de cet extrait, le filtre et y ajoute :
Peptone de Witte . . 25 grammes SEL NAFR EE EI RE Ménnite ORNE UE
Après cuisson, pendant une heure et demie, il neutralise à la sonde et stérilise pendant deux heures à la vapeur.
Il mélange ensuite 100 centimètres cubes de l’eau à
analyser, 50 centimètres cubes de bouillon et 2 er. 50 d’une solution de rouge neutre à 1 pour 100 dans l’eau distillée.
[Il répartit dans les tubes d’Eijkmann et porte à l’étuve à 46 degrés.
Pour que la réaction soit positive, il faut qu'il y ait : fluorescence, production de gaz et acidité du milieu de culture.
SIGRE (52), en 1909, combine la méthode de SAvace et celle de CHANTEMESSE et WipaL en faisant un bouillon de Savage phéniqué. Il en aurait obtenu de très bons résultats.
LacommE (28), en 1910, publie le résultat de nouvelles recherches :
La formule de bouillon est la même qu’en 1907, mais 1l n’ajoute le rouge neutre que postérieurement pour éviter son altération.
Il mélange 100 centimètres cubes de l’eau à analyser avec 15 centimètres cubes de son bouillon glucosé peptoné et ajoute X gouttes d’une solution de rouge neutre saturée à chaud, filtrée et stérilisée.
I répartit dans des tubes d’Eijkmann, portés à l’étuve à 45-46 degrés.
Il a expérimenté avec des co/bacilles qui lui ont toujours donné de la fluorescence et des gaz.
Il a expérimenté avec des cultures pures des microbes suivants :
PB, pyocyanique ; PB. cinnabareus ; PB. Schotimuller ;
B. Gærtner ;
B. megaterium K.; B. proteus vulgaris ; PB. mesentericus ;
B. subtilis.
I] n’a obtenu aucune réachion.
Dans une troisième série d’expériences, 1l a expérimenté sur des mélanges de différents microbes.
Le mélange : BP. pyocyanique, PB. mesentericus fuseus, B. proteus vulgaris, B. de Schotimuller, à donné de la fluorescence, mais pas de qaz.
Le mélange : D. mesentericus vulgatus, B. megalerium K., B. proleus vulgaris, B. de Gærtlner, BP. sublilis, D. pyocyanique, PB. fluorescens non hqjuefaciens n’a donné aucune réaction.
Par contre, si à chacun de ces deux mélanges :l ajoutait des cultures de coli, la réaction apparaissait.
Il se croit donc en droit de conclure que la réaction gaz-fluorescence, en ce qui concerne le co/ibacille :
10 Est constante ;
2° Est rapide ;
39 Peut être considérée comme spécifique ; 40 Est extrêmement sensible.
La combinaison des méthodes au neutral-rot et d’Eijkmann serait donc susceptible de permettre la recherche rapide du colibacille dans les eaux de boisson.
Tous les colibacilles ne sont peut-être pas décela-