‹ La recherche du salutChapitre 12 sur 19 · SUJETS DE DÉCOURAGEMENT · texte numérisé non relu

SUJETS DE DÉCOURAGEMENT

faire miséricorde. Il est pour vous comme le père de Tenfant prodigue ; il vous attend au dehors; sa compassion s'émeut envers vous; il court au-devant de vous plus vite que vous n'allez à lui. Quelle est donc la cause de votre découragement ?

1» L'indifférence et la froideur de ceux qui font profession de christianisme. Vous croyez que vos regards inquiets , qui semblent dire à tous : « Que dois-je faire pour être sauvé? « vous attireront leur sympathie : loin de là, vous vous trouvez sans un ami pour vous plaindre et pour vous guider; et dans votre désespoir vous vous écrierez, à la vue de la multitude qui monte à Sion : « vous qui passez ici , voyez s'il est une douleur semblable à la mienne ; aucun de vous n'a-t-il compassion de mon âme ! » — Mon cher lecteur , permettez-moi de vous avertir , à l'entrée de votre carrière , que vous ne sauriez attendre trop peu des hommes ni trop de Dieu. C'est le âcandale de l'Église de Christ , et quelquefois aussi de ses ministres , que cette négligence envers ceux qui cherchent le salut. Mais cela doit-il vous décourager, quand le ciel s'intéresse à vous , quand le Père, lé Fils et le Saint-Esprit sont occupés de vous : quand les

anges se réjouissent à cause de vous , et voient pour vous servir sur les ailes de ('amour divin, vous , héritier du salut ? Bannissez votre tristesse; regardez à Dieu , et si l'indilTérenee des chrétiens à votre égard vous coi^duit à vous reposer plus entièrement sur Christ, ce sera pour vous un bonheur. Trop de soins et trop d'attentions de la part de vos amis pourraient vous être nuisibles , en vous encourageant à compter trop sur le bras de la chair.

^ D'autres sont découragés en voyant le mépris aà est tombée la religion parmi ceux qui portent le nom de chrétien. Ils aperçoivent que per^nne ne partage leur sollicitude. Tandis qu'ils s'écrient : « Que ferons-nous pour être sauvés ? )» ils n'entendent guère de la bouche des autres chrétiens que ces paroles : a Que mangerons-nous, ou que boirons-nous? de quoi serons-nous vôtus? quelle est la nouvelle du jour ? comment va le commerce ? » Ils voient tant de mondanité, tant de vices, tant de cboses indignes du caractère d'un chrétien, qu'ils peuvent à peine croire que la religion soit une réalité, et qu'ils sont quelquefois tentés de l'abandonner comme un mot vide de sens.

Sien plus, quelques-uns de ees prétendus chrétiei^s lei|r font entendre qu'ils sont tro^ v\-

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