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LES PROPHÈTES

nomie, le produit du capital et du travail, le bénéfice et le salaire pourront être relativement élevés.

Les Prophètes

La législation de Moïse a-t-elle jamais été mise entièrement en vigueur? Une partie de la théologie moderne prétend qu'elle n'a jamais eu tout son effet, qu'on ne peut pas même l'attribuer à Moïse et qu'elle ne serait pas autre chose qu'un grand chant nostalgique, une utopie, ayant pris naissance longtemps après Moïse dans les écoles de prophètes, peut-être même dans l'Exil. Nous ne pouvons ici prendre parti pour l'une ou l'autre de ces hypothèses. Mais même en allant au devant des critiques les plus serrées, cela ébranlerait-il le fond de nos assertions ?

En admettant que ces principes grandioses de réforme agraire, contenus dans les livres de Moïse aient été un tableau idéal dû à des prêtres et à des Lévites intelligents, le fait de tout un peuple acceptant cette légende, ne ferait-il pas supposer des idées économiques et psychologiques telles, qu'on pourrait tranquillement se dire : en tous cas, la vérité d'une réforme agraire était, pour le peuple d'Israël, un idéal élevé et saint.

Mais en étudiant, tels que nous les possédons, les livres de l'ancienne alliance, nous y trouvons

bientôt de fortes accusations contre ceux qui transgressent les lois du pays.

Les livres des chroniques affirment déjà que Tannée du Jubilé n'était pas observée, ce qui était un péché effroyable puni j ar Jehovah. Si les hommes ne veulent pas laisser reposer, en son honneur, la terre qui est sa propriété, la dévastation du sol et la décadence du peuple en feront bientôt un cimetière.

Les écrits de l'ancienne alliance témoignent fréquemment dans quelle mesure les côtés sociaux de la loi de Moïse pouvaient être réputés équivalents aux prescriptions religieuses et quel grand péché c'était que d'enfreindre la pensée fondamentale de la réforme agraire. L'histoire de la vigne de Xaboth nous est connue. Il est dit dans les Proverbes de Salomon (1L4.) : «Les biens ne serviront de rien au jour de l'indignation, mais la justice délivrera de la mort. » « Ne déplace point la borne ancienne et n'entre point dans les champs des orphelins ; car leur vengeur est puissant, il plaidera leur cause contre toi (23.16-11)». ^i La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples (14.34)». Les prophètes n'étaient assurément pas des pasteurs édulcorés, endormis, évitant sagement tout ce qui pouvait les embarrasser, mais, au contraire, ils soutenaient avec conviction la vérité de la justice sociale.

Miellée, 2.1-2. « Malheur à ceux qui médit<Mit l'iniquité et qui forgent le mal sur leurs couches.

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