‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 1 sur 480 · QUE J'AI PASSÉES A BRIGNAC, DE 1887 A · texte numérisé non relu

QUE J'AI PASSÉES A BRIGNAC, DE 1887 A

Joseph AULAGNE Château de Brignac, par SaitU^Léonard^ ce 8 $eptembre i905.

Lettre de sa grandeur mgr RENOUARD, évêque de Limoges.

Limoges, le 13 juillet 1905.

Monsieur Cabbé,

Je vous remercie vivement du volume que vous avez bien voulu m offrir,,, Cest vraiment V ouvrage et un maître y et on le croirait sorti de la cellule et de la plum^ d'un Bénédictin.

Je viens de le lire avec d'autant plus d'intérêt et de pj^ofit qu'il a pour objet l'histoire du diocèse de Limoges pendant le XVII* siè^ de.

J'ai savouré j en particulier ^ ce qui regarde la personne et les œuvres de l'illustre prélat qui 2)orta le nom de François de la Fayelle.

Enfant de la Picardie, j'ai goûté spécialement aussi ce qui concerne Ngrs de la Marlonie, /rère et neveu d'un célèbre évêque d'Amiens.

Elève toujours reconnaissant et ami toujours fidèle des fils de M. Oliery j'ai étudié avec une affectueuse attention la noble et sainte figure de Mgr Louis de Lascaris d'Urfé. — Hélas !le Séminaire de Limoges y dirigé depuis plus de deux cents ans par les vénérés Sulpiciens, va les voir s'éloigner de ses murs. Mais leur mémoire vivra toujours au fond de nos cœurs, comme leur esjmt vraiment sacerdotal animera toujours, j'en ai la douce confiance, les prêtres de choix qui sont appelés à les remplacer.

Veuillez agréer. Monsieur l'abbé, avec mes félicitations les plus sincères, l'hommage de mes sentiments respectueux et dévoués,

f FiRMIN,

Evêque de Limoges.

Lettres de sa grandeur, mgr de PÉLACOT, évêque de troyes

Troyes, le i juillet 1905.

Mon cher Abbé,

... Depuis quelques jours, f ai commencé In lecture de voire ouvrage et je le poursuis avec le plus vif intérêt.

Tout (T abord laissez-mm vous exprimer ma surprise admirative quau milieu des travaux incessants de votre ministère paroissial à Paris ^ vous ayez pu écrire ce volume de plus de six cents pages qui a nécessité tant de recherches et exigé tant de veilles laborieuses,..

Vous avez traité de main cTouvrier une question peu connue de notre époque superficielle et par trop enflée de sa prétendue supériorité!... En nous montrant avec qtœlle sollicitude vigilante et éclairée les Evéques de Limoges au XVIl^ siècle ont accompli les importeints devoirs de leur charge pastorale, restauré la discipline ecclésiastique, fait fleurir les œuvres de piété et de charité, encou^ ragé et multiplié dans les moindres localités de leur diocèse les écoles preshytérales et paroissiales, vous battez en brèche les pré-jugés trop répandus qui représentent les prélats de F ancienne France, oubliant dans les intrigues de cour ou le faste d'uîie vie mondaine les intérêts sacrés de V Eglise et des âmes.

Inutile de vous dire, mon cher abbé, combien il nia été doux de retrouver sous votre plume, avec les noms des La Fayette et des d'Urfé auxquels m'unissent des liens de famille, les souvenirs de cette province ecclésiastique de Bourges, à laquelle fai appartenu si longtemps et les figures vénérables des Olier, des Tronson, des Lantages, de la Mère Agnès de Jésus, etc, etc., avec des réminiscences de ces lieux si chers : Le Pug, Langeac, où se sont écoulées les plus belles années de ma vie.

Vous navez pas oublié les Confréries de Pénitents et je vous remercie de rn avoir signalé tout spécialement les pages que vous leur avez consacrées. Vous saviez combien cette attention de votre part devait m' être agréable.

Votre livre si intéressant^ si documenté et si complet pour le fond, nest pas moins attrayant dans la forme ; le style toujours ferme et soutenu se distingue par ime élégante simplicité, telle que la comporte le sujet.

Cette étude, mon cher abbé, vous fait donc le plus grand honneur ; elle vous assure une place de choix dans la pléiade des prêtres studieux et instruits dont s^honore le clergé de France, celui du diocèse du Puy en particulier. Je me permets d'en être heureux et fier, car rien de ce qui intéresse la gloire de mon dio* cèse natal ne saurait me laisser indifférent.

Recevez donc, cher abbé, mes plus sincères et affectueuses félicitations...

Votre tout dévoué en Notre- Seigneur.

f Gustave-Adolphe,

Evêque de Troyes.

Troyes, le 30 juillet 1905.

Mo7i cher abbé.

Je viens d'achever la lecture de votre ouvrage et ne puis que vous redire toute la satisfaction qu'elle m'a fait éprouver. M. Clément'Simon me semble bien inspiré en vous conseillant de substituer le sous-titre à Vautre. La Réforme catholique est le titre qui convient à votre étude sur la régénération religieuse dans Vimportant diocèse de Limoges oii nous voyons les abus réprimés, la discipline ecclésiastique rétablie, la vie catholique s'épanouissant en œuvres fécondes, en un mot la restauration de toutes choses dans le Christ, sous V impulsion douce et ferme, vigilante et éclairée de prélats plus distingués encore par leurs vertus que par leur naissance. Ecrit dans le style sobre et précis qui convient à Vhistoire, Vouvrage est fortement documenté : les divisions en sont claires, logiques et font circuler j^artout V ordre et la lumière ; le plan est complet, il embrasse tous les aspects de la vie d'un évêque, tous les points sur lesquels doivent se porter sa sollicitude et son action^ Ainsi, mon cher abbé, vous avez su

vin

donner à votre étude les qualités qui la recommandent sûrement à la faveur du public lettré y si curieux, surtout de nos Jours, de tout ce qui touche à Vhistoire de notre pay^ et à la vie de l'ancienne France trop peu connue encore. Je suis certain que le clergé particulièrement vous lira avec grand intérêt et grand profit.

Vous le voyeZy mon impression définitive ne fait que confir-^ mer et accentuer celle que m'avait laissée ime première lecture. Vous ferez de ces lignes comme des précédentes ce que vous jugerez à propos.,. Je n*y apporte d'autre souci que le désir de vous témoigner, une fois de plus, ma sincère estime et mon affectueux dévouement.

Veuillez en recevoir ici la nouvelle assurance avec celle de mes meilleures bénédictiom,

f Gustave-Adolphe, Evêque de Troyes,

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