‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 110 sur 480 · M. Sicard, Umicien clergé de France^ 1. 1, p · texte numérisé non relu

M. Sicard, Umicien clergé de France^ 1. 1, p

rain déclina les témoignages de l'allégresse publique, mais il se montra fort satisfait d'entendre c les acclamations de son peuple d'une joye non pareilhe, tous criant à vive voix : vive le Roy », Louis XIII, sous un poêle splendide, que portaient les consuls, se dirigea de la porte Manigne vers l'église Saint-Martial. Là, sous le porche du clocher, l'attendaient Tévêque, François de la Fayette, et l'abbé de Saint-Martial, Pierre du Verdier.

Entre cet abbé et le prélat, au moment où le roi approchait, s'éleva un conflit, sur la question de savoir qui, de l'un ou de l'autre, ferait à Sa Majesté les honneurs de l'église. Louis XIII, s'étant aperçu du débat, en fut désagréablement affecté, et refusant d'entrer dans l'église abbatiale, se fit immédiatement conduire à son logis du BreuiM.

Le lendemain, de grand matin, il se rendit à l'église Saint-Michel des-Lions, et y entendit fort dévotement la messe, qui fut dite par un de ses aumôniers. L'évêque assistait à la cérémonie, avec ses habits pontificaux, et douze prêtres de Saint-Pierre-du-Queyroix, qui se rendirent à l'église en procession 2. Après la messe, le roi s'en retourna, accompagné du prélat, à son logis du Breuil. Il y déjeuna fort peu, et montant ensuite à cheval, il prit la route de Paris, par Bellac. Il fut suivi de beaucoup de personnes du pays, qui étaient désappointées de son départ si prompt, croyant qu'il séjournerait à Limoges sept ou huit jours 3.

Notre prélat, qui était sincèrement attaché à la maison de France, et particulièrement à la personne de la reine, eut beaucoup de part,.en 4638, dans une affaire qui intéressa la piété de cette princesse. Anne d'Autriche était enceinte depuis trois mois et demi, quand un bourgeois de Saint-Léonard, le sieur Nicard, « archiconsul » ou maire de la ville, eut l'honneur d'être présenté à la reine, au château de Saint-Germain, par la princesse deGuéménée. Nicard, remplissant sur ce point un mandat de son évêque, parla à Sa Majesté de la dévotion que plusieurs reines de France avaient eue pour saint Léonard, neveu de Glovis, et de la protection que ce saint leur avait accordée en pareille circonstance. La reine fut touchée de ce récit, et Je 25 mars 4638, elle écrivit aux consuls de Noblac une lettre, dans laquelle elle le» priait de lui envoyer « des reliques du précieux corps » de saint Léonard, pour obtenir, par son intercession, une heureuse délivrance. L'évêque de Limoges et les consuls de Noblac s'empressèrent d'accéder au pieux désir d'Anne d'Autriche.

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