‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 119 sur 480 · Registres cons\*lmreSy t. III, p · texte numérisé non relu

Registres cons\*lmreSy t. III, p

et à Brive, et de là s'en retourna à Paris ^. Vers la fin de Tannéesuivante, il se démit de sa charge, qui fut dévolue, par le roi, à son autre frère, Anne de Lévis.

C'était Tabbé de Meymac, dont nous avons signalé les relations d'amitié avec notre prélat. Il avait été nommé, en novembre 4649, à Tarchevêché de Bourges, puis sacré à Paris, le 30 avril 4651, dans l'église des Carmélites de la rue Saint-Jacques, par Georges d'Aubusson, archevêque d'Embrun, en présence de la reine-mère, et d'une partie de la cour 2, Quelques mois après, il était en visite à Limoges et faisait un assez long séjour, auprès de son ami, notre prélat.

Il se rendait, vers la fin de 1651, par Saint-Léonard, à son abbaye de Meymac, quand il passa à Eymoutiers, où il reçut de grands honneurs. Les consuls partirent à sa rencontre avec cinquante chevaux. Autant de piétons armés lui firent escorte. Le chapitre et le clergé de Notre-Dame, le reçurent avec pompe, à la porte du Peyrat ^.

Le prélat-gouverneur était de retour à Limoges, en février 1652. Il voulut y entendre les prédicateurs de Saint-Martial et de la cathédrale. François de la Fayette, chez qui il logeait, l'accompagnait partout. L'on remarqua alors qu'Anne de Lévis donnait, en sa présence, la bénédiction aux prédicateurs et au peuple, et qu'il faisait porter la croix devant lui, en tant qu'archevêque et primat. Quelques jours après, le même gouverneur revenait de Brive, où il était allé faire son entrée, pour se trouver le mardi de Pâques, à l'ouverture septennale de l'Ostension des reliques de Saint-Martial. M. de Limoges y célébra la grand'messe pontificalement en sa présence. Il lui présenta ensuite le chef de l'apôtre d'Aquitaine à baiser, après l'avoir sorti de la châsse, où il était conservé; il le baisa lui-même avec dévotion. Il y eut une très grande affluence de peuple à cette cérémonie, plusieurs même couchèrent, la nuit précédente, dans la basilique.

Quelques jours après, l'archevêque de Bourges se rendit, en l'église Saint-Julien, à l'assemblée des Pénitents blancs ; il leur dit la messe, et les communia de sa main, comme étant confrère des Pénitents blancs de Meymac. Il se trouva aussi en camail, à Saint- Martial, quand ces pénitents y furent, en procession, honorer le corps du saint. Dans toutes ces cérémonies, dit la chronique, on vit briller la piété de l'archevêque, et celle de l'évêque ne fut pas moindre *.

Nos deux prélats se revirent, au cours de la longue session de l'assemblée générale du clergé de France, de 1655-1657 ; car, ils furent associés tous les deux comme commissaires dans plusieurs affaires importantes. Au début de la session de cette assemblée, le cardinal-ministre, ayant retiré brusquement à l'archevêque de

Page 1