IV. François de la Fayette aux Assemblées provinciales
La défense des intérêts de son clergé, que l'évéque ne manquait pas de prendre en toute occasion, lui valut en retour, à plusieurs reprises, des témoignages flatteurs de sa confiance. On sait, en effet, quel rôle était réservé à l'évéque dans les petits états de chaque diocèse de la province. Ils se réunissaient pour le vote de l'assiette, soit de l'impôt demandé par le gouvernement central, soit de l'impôt diocésain. Les trois ordres y étaient représeutés. Après deux ou trois séances plénières, consacrées au vote de l'imposition, à la discussion des affaires générales,les Petits Etats 2, ou assemblées de diocèse, laissaient le règlement du détail au bureau des comptes. Enfin, durant le cours de l'année, un bureau ou conseil de direction connaissait de toutes les affaires du diocèse. L'évéque en avait d'ordinaire la présidence, et sauvent il y exerçait une telle prépondérance qu'il pouvait être regardé comme le gouverneur civil du diocèse, en même temps qu'il en était le chef spirituel '^ Ce fut ainsi que notre prélat dut comprendre son rôle.
Ayant en outre, par son caractère même, par ses relations avec la cour, une situation hors de pair en Limousin, François de La Fayette était naturellement désigné au choix des députés de la chambre ecclésiastique, quand l'occasion se présenta, en 1649, de désigner un représentant du clergé aux Etats-Généraux. Au début, en effet, de cette année, le conseil de la reine-régente ayant résolu,