Lafoi^st, ihid., p. 392 et Chronique, ibid
5. n était à Làmoges le â6 juillet 1628. Mss. n. 27, t. I, p. 580.
6. n fut ensuite licencié en théologie et abbé de Sainte-Marie de Josaphat près de la ville de Chartres. Mss. ibid. '
Se trouvant à Limoges, où il était venu voir ses parents, François de Loménie y fut atteint de sa dernière maladie. Dans les douleurs les plus vives, il se bornait à répéter souvent ces paroles : c Mon Dieu, je ne suis pas de bronze i>, qui marquaient que la nature seule souffrait en lui, mais que son cœur était tout à Dieu. Il mourut le 27 février 1639, assisté des Pères Dominicains, ses anciens confrères, à l'âge de cinquante-cinq ans. Son corps, vêtu de rhabit religieux, fut porté, comme le prélat l'avait demandé, dans l'église des Frères -Prêcheurs, où il demeura une nuit. Après qu'on y eut fait honorablement ses obsèques, le chapitre de la cathédrale vint le chercher, pour l'enterrer dans son église. Le clergé et les religieux de tous les ordres de Limoges, assistèrent à la cérémonie, qui fut présidée par l'évêque François de la Fayette, ami du prélat défunt. Le P. Basile Vivin, du couvent des Jacobins de Limoges, qui paraissait alors avec éclat dans les chaires de cette ville, prononça l'oraison funèbre. François de Loménie fut inhumé, suivant sa volonté, dans le tombeau de ses ancêtres, devant la porte de la sacristie, où l'on voyait autrefois son épitaphe, sur le mur de clôture du chœur ^.
Un prélat de grande naissance, Louis-Charles de Lorraine, qui occupa, durant vingt ans (1649-1668), entre Antoine de Cous, (originaire de Treignac) et Bossuet, le siège épiscopal de Condom, fut aussi en rapports d'amitié avec François de la Fayette *. Dom Laurent Dumas relate en effet dans sa chronique, que l'évêque de Condom s'en retournait dans son diocèse, en 1654, « après avoir demeuré sept à huit mois chez Monseigneur de Limoges, quand il honora de sa visite, en passant, l'abbaye de Solignac^. »
A cette même époque, l'évêque de Limoges employa, dans son diocèse, aux fonctions épiscopales, un prélat, originaire de Bellac, nommé Jean de Mallevaux, évêque in partibus d'Aulone (ville d'Epire), qui habitait ordinairement le collège des Bons-Enfants, à Paris. Il favorisa les communautés et les œuvres de Bellac et consacra deux églises de Récollets (ses anciens confrères), l'une au Dorât, le 24 août 1651, et l'autre à Aubusson, le 5 septembre suivant. Il se montra, plus tard, sympathique aux jansénistes, et toujours prêt à approuver les livres du parti *.
Notre prélat, dont l'esprit de modération et de bienveillance pour les personnes, avait ramené, en 1656, dans la bonne voie doctrinale l'archevêque de Sens, Louis de Gondrin, qui lui resta toujours attaché depuis, recevait à l'évêché de Limoges, vers la fin de juin
i. Ce prélat donna quinze cents livres à la cathédrale de Limoges. Âussi^ le 3 mars 1639, le chapitre de cette même église décida de faire sonner les cloches dés midi, jusqu'à ce que le corps du prélat serait enseveli. M^s. 27, t. I, p. 580 et Mss. 34, p. 11 et Bulletin de Limoges^ t. XL, p. 334.
2. La famille de la Fayette avait contracté anciennement des alliances avec les Joyeuse et les Mercœur, branches issues de la maison de Lorraine.