RAPPORTS DE FRANÇOIS DE LA FAYETTE AVEC SON CLERGÉ
Traits saillants du caractère de François de la Fayette,
Fermeté et douceur, telle nous semble avoir été la règle de conduite, et en quelque sorte la devise de notre prélat, à l'égard de tous ses collaborateurs. « La charité fut une de ses vertus favorites ; il n'en négligea aucune branche. Il était petit avec les petits, r and avec les grands ; il se fit, comme saint Paul, tout à tous, p r les gagner tous à Jésus-Christ ^ .» Certes, son éducation prer ire et sa longue résidence à la cour de France, avaient déveloj . en sa personne, des qualités brillantes d'une suprême distinction, qui reluisent encore dans ses portraits 2.
Nous savons qu'il était simple avec dignité, grand sans faste ; on l'abordait sans crainte, mais avec respect. II n'avait rien de ce qui intimide, mais rien aussi de ce qui provoque la familiarité 3. « On j
voyait toujours sur son front un air riant, et une certaine joie, qui 1
semblait être peinte sur ses joues *. Une tendresse amicale faisait !
partie de son caractère, bon et charitable envers les gens soumis, autant que ferme et inébranlable envers certains esprits chicaneurs, qui ne se repaissaient que de tracasseries... Il punissait pour corriger, et non pour mortifier ou pour humilier. Bon avec les bons, charitable envers les faibles, il avait besoin d'être /e)*m« avec les revêches et les négligents, pour remédier efficacement au grand nombre d'abus et de désordres invétérés, que l'ignorance et les ténèbres des siècles précédents (sic) avait introduits dans son clergé... Il savait, d'ailleurs, se plier au temps et aux circonstances ; autant il montrait de fermeté dans le maintien de ses droits épiscopaux, autant il faisait paraître de douceur et de bonté, dès qu'il s'agissait d'obliger des sujets soumis... ^ »
Les traits saillants de notre prélat étant ainsi mis en relief, on comprendra mieux, comment il sut utiliser, dans son diocèse, les principaux moyens de réforme ecclésiastique. Comme les liens de soumission à l'autorité légitime de l'évêque s'étaient relâchés