‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 166 sur 480 · Mss. n. 34, p · texte numérisé non relu

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2. Les six conseillers-députés, qui fonnaient le bureau, avec le grand-vicaire» comme président, et le syndic du clergé, étaient tous nommés par Tévêque de Limoges, quand il lui plaisait, et proposés au premier synode, qui se tenait après leur élection. Bulletin de Limoges, t. XLVI, p. 305.

FRANÇOIS DE LA FAYETTE 22j(

l'ancien livre dans les mentions de son titre, le chapitre ne le recevrait pas. L'évêque de Limoges répliqua « qu'en cette occurrence, comme en toutes les autres, il garderait ce à quoi les saints canons et l'usage des églises bien policées l'obligerait ^ ^.

Notre prélat se montra par contre plus conciliant dans ses règlements de l'office divin. Ce qu'il fit particulièrement, au sujet des éditions du bréviaire diocésain, nous prouve, qu'il ne jugeait pas toujours inutile, dans ces questions de livres d'église, le consentement de ses chanoines. D'ailleurs des traditions locales bien établies le lui rendaient indispensable. La cathédrale de Limoges se servit, de 1587 jusqu'en 1736, du premier bréviaire bien conditionné, qui avait été rédigé, sous Jean de Laubespine, par les plus doctes chanoines de Saint-Etienne, conformément au bréviaire romain 2.

Dès 1605, le chapitre de Limoges comptait au nombre de ses prérogatives, celle de la nécessité de son consentement pour l'usage de tout bréviaire dans les églises du diocèse ^. L'édition de 1587, étant devenue rare en 1621, et le besoin de corriger ce qu'on y lisait « de peu lié, d'incertain, de discordant », étant aussi reconnu, Pierre Talois fut chargé, par ses confrères, de la correction du bréviaire et du missel. Trois ans plus tard, un autre chanoine du même chapitre, le célèbre bibliophile Jean Descordes * proposait d'adopter, pour plus de commodité, le bréviaire romain, qui était alors reçu en plusieurs églisesde France, et de faire seulement imprimer à part le Propre des Saints du diocèse. Dans son mandement du 20 février 1625, l'évêque de Limoges, Raymond de la Martonie, convenait, que l'adoption de ce projet serait de nature à remédier aux inconvénients, qui résultaient de l'usage de plusieurs bréviaires dans le même diocèse. Mais, ajoutait-il, c le conseil épiscopal n'a pas jugé à propos, malgré mes représentations, d'abolir ce que les anciens avaient établi ». Dans cet esprit, les éditions de 1625 et de 1636, ne se conformèrent au bréviaire romain que pour l'ordre du psautier et l'office du temps ; elles conservèrent à chaque saint les légendes fautives de l'ancien bréviaire du diocèse.

L'évêque François de la Fayette, favorable dès le début de son épiscopat à la réforme de Descordes, permit à son clergé l'usage du bréviaire romain, concurremment avec le bréviaire officiel du

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