‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 165 sur 480 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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3. Martial Dumas, de son nom de famiUe, naquit à Brive, vers la An du seizième siècle! Les Dumas appartenaient à la haute bourgeoisie de ceUe ville. François Dumas, père de Martial, lieutenant général au Présidial de Drive, était un des magistrats les plus estimés de. son temps. Il fut député de Drive pour le Tiers-Etat, en 1614. Après avoir fait ses études classiques à Paris, Martial Dumas alla à Toulouse, suivre les cours de droit. Mais, à peine arrivé dans cette ville, le jeune étudiant entra dans l'Ordre des Capucins. Plein de zèle, il se consacra au ministère de la prédication, et y obtint des fruits merveilleux dans les principales chaires du Midi, oiril porta la parole. Pendant son séjour à Limoges, le P. Martial reçut l'hospitalité chez Tun des six consuls de la ville, Pierre du Boys, sieur de Chamboursat. Il mourut en Guyenne, en 1653. Il eut un talent poétique très remarquable, qui Ta fait considérer, d'après ses œuvres,' comme le meilleur des poètes capucins. Voir Texcellent article de M. Clément Simon, Bulletin de Brive, t. X, p. 451 et la noUce de Tabbé Arbellot, Martial de Bnve, Tulle, 1893.

4. Voir rordonDance de révéque de T^imoges, pour le prédicMeur de 8fi catbé- 4rale. Mss. p. 18, t. m, p, 527.

Limoges en fut quitte, pour un appel au conseil privé du roi, où il avait droit d'évocation de ses causes, par suite d'un privilège de commitimusy particulier aux officiers ecclésiastiques qui avaient servi à la cour de France ^.

On comprend, qu'au milieu de cette lutte ouverte, les chanoines ne fussent portés à commettre, sur l'autorité épiscopale, quelque nouvelle entreprise. C'est ce qui arriva en 1649: le chapitre s'arrogea le droit de nommer des députés à la Chambre ecclésiastique, appelée aussi bureau diocésain 2. Notre prélat déféra cet acte d'usurpation de ses droits, au jugement de la Chambre provinciale et souveraine de Bourges, qui débouta, en cette même année 1649, le chapitre de Limoges de ses présentations.

Une fois lancé dans cette voie de la résistance, l'ardent prélat, d'un tempérament autoritaire, fut porté peut-être à dépasser les limites de ses droits, et à ne pas tenir compte toujours de certains usages, qui servaient de règle, dans la solution de certaines affaires mixtes, sous prétexte que son chapitre était « opposé souvent à ses bons desseins ». Les faits suivants semblent l'indiquer : le chapitre de Limoges avait obtenu, en 1650, un arrêt du Parlement de Bordeaux, qui ordonnait, que les droits et les défauts synodaux (absences non justifiées des synodes, alors taxées d'une amende) seraient employés selon l'usage ancien à la réparation de la cathédrale, et en conséquence levés et mis entre les mains du receveur du chapitre. Le prélat vit dans cet arrêt, qui n'avait rien d'excessif, une nouvelle entreprise de ce corps sur les droits épiscopaux : il fit encore appel, et évoqua l'affaire au conseil privé.

Précédemment, en plusieurs occasions, l'évêque n'avait pas tenu compte des prétentions du chapitre, dans des questions qui l'intéressaient. Quand le pape accorda, en 1641, pour la paix, un jubilé qui devait durer trois mois, le prélat fit en conséquence un mandement, pour en ordonner la publication, sans prendre conseil de ses frères les chanoines. Le chapitre fit ses protestations contre ce manque d'égards, et l'affaire en demeura là.

Au synode suivant du l*»* mai 1642, le prélat informa son clergé qu'il avait résolu de faire imprimer un nouveau rituel. Les députés de la cathédrale lui répondirent, qu'ils consentaient à ce projet, pourvu qu'il fit mettre à la première page, et au fitre du livre, qu'il était édité « de l'avis et consentement de nos vénérables frères les doyen et chanoines de notre église », que ceux qui seraient délégués par le chapitre, assisteraient au contrat, qui serait fait avec l'imprimeur. Quelques mois après, le dessein de l'évêque n'était pas encore réalisé. Dans le synode, tenu le 23 octobre, la question du rituel fut reprise; les députés de la cathédrale déclarèrent de nouveau, que, s'il n'était pas conforme à

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