‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 168 sur 480 · Archives historiq., t. III, p · texte numérisé non relu

Archives historiq., t. III, p

4. Jean Descordes, né en 1570, à Limoges, d'une ancienne famille de la bourgeoisie, prieur de Chemx en 1624, résigna, en 1632, sa prébende canoniale à Manent, son neveu, et alla résider à Paris, où il mourut en 1642. Sa belle collection de livres rares, la première cataloguée en France, fut achetée par Masarin. Laforest, Limoges^ p» 405»

823 UN SitCLB DE VIE ECCLÉSUSTIQUB EN PROVINCE

dioceHO de 1(>30. Notre prélat s*apercevant,en 1669, que les exem* piaires «le ce dernier bréviaire étaient devenus fort rares, qu'il en aurait trop coûté de le réimprimer, et que presque tout son clergé s'était [Kiurvu de bréviaires romains, crut dans ces circonstances ne pouvoir mieux faire, que de donner seulement le Propre des Saints de Té^Mise et du diocèse de Limoges ^ Bien qu'il fût à cette époque réconcilié avec le chapitre de sa cathédrale, il se borna à demander son avis et son consentement, et à faire mentionner dans le titre du livre le de consensu capituH, qui tenait tant au cœur des chanoines.

Au jugement de Tabbé Xadaud, notre prélat se défia injustement, dans cette occasion, des lumières du chapitre. Il n'eut pas à s'applaudir des services d'un étranger, le P. Milsonneau, Jésuite, recteur du collège de Limoges (en 164*3), pour la rédaction d'un ouvrage, qui demandait nécessairement un auteur originaire du dio'îèse, et versé dans l'histoire de la province du Limousin 2, Dans son mandement du 30 juin 1(369, Tévéque de Limoges disait que : a craignant que le culte des saints limousins ne s'effaçât de a la mémoire des hommes, et voulant épargner la dépense à son « clergé, il se contentait d'ajouter, au rit romain, le Propre des «1 Saints du diocèse. Il exhortait tous les clercs, séculiers et régnai Uers, d'observer scrupuleusement l'uniformité, en chantant les a louanges tle Dieu. — Pour les y engager avec plus d'attrait, il a (tonnait, de son autorité épiscopale, quarante jours d'indulgence, *i à tous ceux qui réciteraient rot'tice divin, de la manière dont il « l'avait fuit ranger ^. »

Dans le dernier tiers de son ét)iscopat, « l'affection de tout son diocèse lui étant acquise », les rap|)orts de François de la Fayette avec son rha[)itre turent empreints de part et d'autre d'une condes(*ea<huice courtoise, qui n'excluait [)as sans doute une certaine réserve. Tue fois encore, le démcm île la discorde tenta de se jeter entre eux, au sujet de la contribution tinancière que les chanoines devaient apiH)i*ter à rétablissement du séminaire. Mais tout se passa rorrectei!ieiit, sous forme tle procédure.

A deux reprises encore» Tévéque de Limoges, en vue de rendre durables les effets de son zèle» voulut travailler pour l'avenir, et appuyiT de fautorité que lui donnait son caractère, les sages règlements qu'il avait faits en diverses occasions particulières. Pour y réussir, il sap[)liqua, eu Wmô et en 1673. à revoir, à corriger, à aujiujenter et à contiruier, comme il Tavait déjà fait en 1629, les divers statuts synodaux, faits par ses prédécesseurs, et particuliè-

l. U parut à Tulh*, chez ks Chirac, vn 1670, io-S, et chez les mêmes, ea

'i. NudamI reman|iH'que les h^pMiiles lii* ^saints y étaient uioins mal nMi^é^» qaailK'ur:* ; car. cln'6>e uouvelU'. eUeî> étaient laites d'niï préei:> de toute la vie de chaqui' i>aiiil. Neaimiuius. U y avait ilanj> cf livre, à :svu avis, du fatras, des iiiutilàes, dut* erreur:* lufeluriijues et de la bizajTerie dans les rubriques. M«»s. •S^y t. ;k>.

J. Mbs. 13, t. I, p. ôi)i<et Leymarie. Ltinon^iu hi;iloritittd.

TRANÇOIS DK LA rAVeTTS SSd

rement par Raymond de la Martonie. Il en fit dos règles gi^nèi^ales, autant qull fut possible, |)Our étendre le bien dans toutes les |>arties de son vaste diocèse. Or, fait important à noter, aucun de ces règlements ne parut alors attentatoire aux droits du chapitrt\ Après avoir fait en détail d'énergiques remontrances au prélat dans les synodes, et avoir obtenu de lui qu'il adoucît certains articles, dans lesquels il se prétendait spécialement lésé, le chapiti^e parut à la fin avoir accepté lensemble de ses ordonnances, et en avoir même facilité Texécution ^ Aussi voyons-nous le grand évèque de Limoges vivre sur la fin de sa carrière dans la plus grande union avec son chapitre, qu'il avait aimé toujours, malgré les divers motifs d'inquiétude, que ce corps ecclésiastique lui avait si souvent donnés. Les magnifiques souvenirs qu'il lui légua, prouvèrent que révêque avait tout oublié 2.

IL Rapports de Tévèque avec Tabbé et le chapitre de Saint-Martial 3.

Dans les contestations qu'il eut à soutenir longtemps contre les chefs de deux autres chapitres, Tabbé de Saint -Martial et lo prévôt de Saint- Junien, ecclésiastiques des plus turbulents, notre prélat fit preuve d'une fermeté inébranlable, qui fut, à la fin, couronnée de succès. Pierre du Verdier, abbé de Saint-Martial, n'avait pas réformé son caractère, nonobstant les condamnations sévères qui avaient terminé les premiers débats contre les deux évé(|ues de la Martonie. L'étude de la procédure lui avait donné un tel goût de la chicane, qu'il passa sa vie à plaider à tort et ii travers, demeurant une partie du temps, chaque année, à Bordeaux, pour poursuivre ses nombreux procès *.

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