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3. L'église abbatiale, construite au neuvième siècle, conaacrét» en 1005 par Urbain II, était, avant la Révolution, qui l'a pillée et dt'nnolie, l'un des pluH curieux monuments du royaume. Le clocher, de style roman, avait cin(| étagoM et neuf cloches. Trois portes à plein cintre, situées à sa base, Tormaicnt l'ontréo principale. L'église très vaste formait la croix : elle avait trois nefs ot oïizo travées, dans le style roman et gothique. Au centre s'élevait une coupoh» d'une grande hardiesse. La salle capitulaire était voûtée et appuyée sur d<<H colonnes légères. Elle était d'un style gothique très beau. Etant très grande, elle servait d'auditoire, où s'assemblait la ville pour entendre les prédications de l'Avcnt et du Carême, aux frais des consuls. Un misérable théâtre a remplacé, depuis iS40,ces magnifiques monuments.— Le chapitre de Saint-Martial,autrefoiH appelé de Saint- Sauveur, était composé : 1) d'une abbaye séculière, première dignité à la nomination du roi. L'abbé était clianoine, et jouissait de deux prébendes et de la prévôté des Combes. La bulle de sécularisation de ir>35 lui accordait le droit de porter la mitre, le bâton pastoral, et tous les habits pontificaux. Il pré* sidaitaux assemblées capitulaires et nommait alternativement, av(>c l'aquilaire, à tous les canonicatsd'un des côtés du chœur. Il nommait aussi, de plein droit à vingt-sept cures dans le diocèse. Les revenus de l'abbé dépas.naient vingt-deux mille livres net, 2) D'une prévôté et d'une clianterie, deux dignités à la norninaUon de l'abbé, et qui valaient deux milles livres de rente. 3) I)e dix-huit canonicats, dont une théologale, de douze vicariats et de plusieurs autres bénéfices simples. Laforest, Limoges, 239 et suiv., et Pouillé hiëloriijtie.