‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 190 sur 480 · Labiche, ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Labiche, ibid., t. II, p

ThApital, avait 134 pieds de longueur et 40 de largeur, avec deux sacristies, deux chapelles, et deux chœurs sur les côtés.

La donation de léglise fut faite en faveur du séminaire diocésain, « tant des Ordinands que de la Mission », en présence de François de la Fayette qui autorisait cet acte, et de Jean Bourdon, docteur de Sorbonne, supérieur des deux communautés, qui Tacceptaaux conditions suivantes: la dite église devait être à perpétuité sous le nom et titre de Saint-Alexis ; le jour de la fête de ce saint, on devait y faire roffice solennel et la prédication. La chapelle du côté de Tépître était réservée aux sœurs de saint Alexis. Le séminaire était obligé de fournir à ses dépens tout ce qui était nécessaire pour Tautel et la chapelle, du coté de TEvangile, et d'entretenir une balustrade de dix pieds de haut, qui servait de clôture aux pauvres des deux sexes, et les renfermait dans le chœur de cette chapelle. De cette place, les pauvres pouvaient voir le grand autel, entendre les prédications, et les catéchismes *.

5"* Dotation des tnissionnaires diocésains.

Dans le dessein de pourvoir à la dotation du séminaire de la Mi.ssion, Martial de Maledent fit son testament, le 18 août 1666. € Par cet acte, que confirma un codicille du 8 octobre 1670, fait huit jours avant sa mort, il instituait pour son héritier universel le dit séminaire, afin que MM. les ecclésiastiques qui l'habitaient pussent à perpétuité trouver un fonds, soit pour entretenir ceux qui s'appliqueraient au secours spirituel de THôpital général, sans être à charge aux pauvres, soit encore pour Ten- Iretien et subsistance des missions, qu'il voulait et entendait être faites pour l'instruction du dio«*èse j>ar les prêtres de ce séminaire. • Entre autres biens, il léguait à la communauté de la Mission les bâtiments qu'elle occupait, l'autre maison proche île ThôpitaK où il logeait, ainsi que la place qui lui servait de bassecour, avec le|K>uvi»ir d'y bâtir et le jardin qui était au devant. Le 1*^ avril li^îT, M. de Savignac fit encore, au méiue séminaire, donation pure et simple de s;\ seigneurie de Meilhac -, le plus im|K^rtant «le ses biens. H permettait au conseil d'administration du même s^Muinaire, de vendre, changer et aliéner cette terre, moyennant lavis et le consentvMuent de lévéque de Limoges ^. ♦

Les deux se ïui naines de la Mission et dos Ordinands, ne formèrent qu^m s<iîî cv rps ir.divis dans les biens, et g.^nverne |»ar !e même sa|<TÎeiir, Jean Ix'iird'n, jUM]u*:m i^^ février lt<i^». A celte date, l'evtS^r.e de Lii;>:j:es ava t dé à donné, dans îa jvrs<'nne de Michel Ix :arvi:'n, i;:î su'jWrkîr disrmot aux préîrt-s de îa Mission. Notre prt^'al. dt:s.r>t^vjx *ie ccr.servt r 1 ;;nicn et îa l-.::M.e ir-tteîj^çienor entre

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les prêtres qui avaient ou auraient à l'avenir la conduite des deux maisons, demanda et obtint, le 27 mars 1673, des .lettres patentes pour la séparation des biens temporels de ces deux communautés. Assemblés dans la salle du séminaire diocésain,. le 24 avril 1674, les ecclésiastiques intéressés délibérèrent en présence de Tévêque et arrêtèrent d'un commun accord divers articles. Désormais les deux maisons devant s'appeler dans les actes publics, Tune séminaire de la Mission, l'autre séminaire des Ordinands, formaient deux corps, qui avaient leurs biens temporels entièrement séparés, une administration entièrement distincte, une capacité juridique égale et complète. Les donations de meubles et immeubles, précédemment faites aux prêtres de la Mission nommément, restaient valables ^.

6*0 Les premiers prêtres de la Mission ou missionnaires diocésains

de Limoges,

Le séminaire de la Mission, on Ta vu par la suite des documents qui précèdent, ne répondit pas au but primitif de son institution, tel que l'avaient déterminé, en 1659, ses fondateurs, d'après la teneur des lettres patentes du 15 janvier 1657. On avait eu d'abord l'intention de ne faire à Limoges qu'un seul et unique séminaire pour les ordinands et pour des missionnaires, qui eussent été chargés de la formation des jeunes clercs, en sus du travail des missions 2. En fait, dès le début dn fonctionnement de son personnel, en 1664, cette maison appelée improprement séminaire fut une association ou simple communauté de prêtres du diocèse, qui, sous la direction d'un supérieur, se consacraient aux missions. Les premiers prêtres de la Mission se recrutèrent parmi les amis, associés et commensaux du fondateur de ce séminaire, Martial de Maledent 3. Leurs premiers supérieurs, reconnus comme tels paf notre prélat, furent deux docteurs de Sorbonne : Jean Bourdon, qui cumula cinq ans (1664-1669), ces fonctions avec celles de la direction du séminaire des Ordinands \ et Michel Bourdon, son frère, qui lui succéda vers la lin de 1668. Les deux premiers syndics, ou représentants officiels des intérêts du séminaire de la Mission furent Jacques Marginier et Pierre Mercier, tous deux docteurs en théologie.

Le règlement de vie des prêtres de la Mission était à peu près celui des prêtres de Saint-Sulpice. Ils prenaient leur repas frugal en commun, au réfectoire, où Ton faisait la lecture. Leur habille-

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