Laforest, Limoges, p. 509. Labiche, ibid., p. 4M
4. L'ancien séminaire des Ordinands était regardé autrefois, nous dit Laforest
208 IN SIKCLK DE VIE ECCLÉSJAfcîTK.H'E EN PROVINCE
>î" Union du séminaire de Limoges à Saint- Sulpice.
A celte date, les séminaristes de Limoges abandonnaient la maison de la Mission, pour occuper l'établissement, qui leur était destiné. Par acte du 27 octobre IfiGO, Martial de MaledentfltàJean iiourdon, supérieur des Ordinands, la remise de 40 (KK) livres, qu'il avait avancées, soit pour remplacement, soit pour la construction de celte seconde maison. Il lui fit, en même temps, donation pure et simple des nouveaux bâtiments du clos Sainte- Valérie, mais ce fut à la charge très expresse que ce st'^nainaire serait uni à celui de Saint-Sulpice de Paris. Cette union tant désirée de Martial de Maledent, de sa nièce la mère du Calvaire, et de tout c^ qu'il y avait alors de gens de bien à Limoges, s'opéra presque aussitôt sans difficulté ^
Dans ce but, M. de Hretonvilliers, supérieur de Saint-Sulpice, se rendit de Lyon, où il se trouvait pour les alTaires de sa Compagnie, jusqu*à Limoges. Il arriva danscette ville, le 3 octobre, contre Tattente dos habitants, qui n'étaient point prévenus de sa visite, et y séjourna un peu plus d'un mois. Il fut reçu chez « M. de Savignac », dans l'habitation qu'il s'était fait construire près de rhôpital. Pendant tout ce temps, il alla dire habituellement la messe au couvent des Clairettes, où les trois nièces de son hôte étaient religieuses. Le saint prêtre eut avec l'aînée, la sœur du Calvaire, de fréquents entretiens, qui lui firent reconnaître la vérité des grâces extraordinaires dont elle était favorisée. 11 apprit avec admiration le rôle que remplissait M. Olier dans la sanctification de cette âme d'élite 2 et l'ordre qu'elle disait avoir reçu de Dieu, de prier pour la prochaine union du séminaire de Limoges h celui de Saint-Sulpice. Aussi quand Martial de Maledent d'accord avec Franrois de la Fayette et Jean Bourdon la lui proposa, M. de Bretoiivilliers n'hésita pas à la consommer, comme une œuvre vraiment divine 3. Le contrat d'union fut conclu à Limoges, le îi novembre suivant, d'après les conditions portées par l'acte du 27 octobre précédent. Il fut signé par François de la Fayette, représentant son diocèse d'une part, et par M. de Bretonvilliers agissant au nom de la Compagnie de Saint-Sulpice, d'autre part *. Voici quelles étaient les principales clauses de ce concordat :
(ibiiL, p. 51H}, comme l'un d(»s plus beaux de France. Il n'était séparé au couclmnt (lu jardin, des bâtiments de Ibùpital, que par une rue qui descendait au faubourg du pont Saint-Martial. Sa principale façade à l'est était apposée au couvent des Jact>bins (extrémité du faubourg Manignc^. On sait qu'à Tépoque do la Révolution, le séminaire servît de prison, puis fut occupé par les troupes, et linalement transformé en caserne de cavaltMie, vers 1820. Il avait, dés 1082, une chapelle particulière, sous le vocable de Sainte-Marie, située à Tangle sudest, en face du jardin. Ducourtieux, Lthiaiffa^ Plans, p. 159.