I. Louis de Lascaris d'Urfë à la cour de France
Louis d'Urfé, fils aîné de Charles-Emmanuel de Lascaris, marquis d'Urfé, et de Marguerite d'Alègre, naquit en août 1636 ^, dahs un château de la famille de sa mère, à Alègre, ou à Flageac (Haute- Loire) 2. Le nouveau-né, selon la mode de ce temps pour les enfants des grands seigneurs, fut ondoyé au lieu de sa naissance. Le jeune Louis passa les premières années de son enfance h la cour des ducs de Savoie ^^ où il eut l'occasion de se lier avec François- Bertrand de la Pérouse, menin des princes, qu*il devait avoir plus tard comme confrère au séminaire de Saint-Sulpice *.
Il avait près de douze ans, quand il fut choisi, comme Tun des dix-neuf enfants cj'honneur de la cour, pour y être élevé désormais aux côtés du jeune roi. ^ Son entrée à la cour de France fut signalée par la cérémonie de son baptême, qui eut lieu en grande pompe le 30 mars 1647, dans la chapelle du Palais-Royal. Il eut pour parrain le jeune souverain, Louis XIV, qui était alors dans sa dixième année ; de là, le nom de Louis, le seul et unique prénom que notre prélat ait porté, contre Tusage reçu pour les enfants de grande maison ^. La marquise de Senecey, gouvernante du jeune roi, avait depuis peu cédé la place au marquis de Villeroy. D'autres jeunes gentilshommes ou enfants d'honneur de grande naissance, formaient la société ordinaire du petit prince etde ses frères, leduc d'Orléans et leduc d'Anjou. C'étaient a .«mesdames du palais », disait plus tard Mme de Sévigné des mcnins du grand dauphin.
compagnon d'armes du général de la KayeUe son rompatriolo et un ami du Girondin, marquis de Cpndorcet, avec lequel il s'empoisonna lo 20mnrs 1794, dans la prison du Luxembourg:. La seconde des filles épousa \\n CoUM»rt. Le château de Langeac (aujourd'hui en ruines ou démoli, fut acheté en 178.") par le général de la Kayette. Le château de la Hastio est devenu depuis 188.'» la propriété du comte Jean de Neufijonrg, qui .«^'est proposé de faire revivre l'élégance de ce monument historique. Voir de Soultrait, Lf vlHÏtoan do lu Uttntif\ p. 9 à 12 et F. Lagrave, ihid.
i. Correspond a ncc 7'rrjw.so//, t. I, p. 387, note.
2. La supposition du lieu de sa naissance est fondée sur son inscription de latnm Aniciensls sur les registres des entrées de Saint-Sulpice et sur les données certaines des mêmes circonstances d'origine pour le P. d'Urfé.