‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 249 sur 480 · CorreHpond. Trouson, t. Il, p · texte numérisé non relu

CorreHpond. Trouson, t. Il, p

4. U était fils du premier président du I*arl< ment de Chamhéry, parent de saint Trançois de. Sales. Il entra à Saint-Sulpice en Kvm, en sortit docteur de Sorhonne dix ans après. Il devint en France un des plus célèbres prédicateurs de missions et de retraites pastorales. Lrs sainis jtn'fres fratir.^ 1»» série, p. tJ39.

5. Bihliolh. Nul. Cahuirf d<\s litres, Dossiers bh'iis, p. (mI, n. '/i. 0. Labiche, Vies des Saints linumsins, t. I, p. 58.

Ces pages de la cour, qui avaient mission de surveiller et d'amuser les jeunes princes, étaient dits encore gentilshommes de la manche, parce que, l'étiquette ne permettant pas qu'ils prissent les ' princes par la main, ils ne les touchaient qu'à la manche. Un chapelain de la cour venait chaque jour dire la messe dans la chambre des princes. Les enfants d'honneur devaient l'entendre avec révérence, attention et silence. Chacun d'eux devenait successivement page, écuyer, parfois même chevalier. Tandis que les enfants de France avaient chacun pour leur instruction un précepteur et un sous-précepteur, « les premiers gentilshommes de la chambre du roi avaient soin des pages de la cour et en avaient chacun six chez eux. Ces pages avaient des gouverneurs et maistres, qui les instruisaient en tous les exercices convenables à des gentilhommes de leur qualité... )» Les exercices du corps tenaient plus de place dans leur instruction que ceux de l'esprit ; car, suivant l'usage des I académies, on ne leur enseignait guère qu'un peu de mathémati-

I qnes, d'histoire et d'art militaire. En revanche, on leur apprenait

l'équitation, la danse et l'escrime, compléments indispensables de I l'éducation d'un gentilhomme. Ce n'était qu'après avoir rempli les

fonctions d'écuyer et avoir pris part à une expédition militaire, I c'est-à-dire vers la vingtième année, que le damoiseau sollicitait

j l'honneur d'être armé chevalier. Plus privilégiés, les enfants d'hon-

neur de la cour de France recevaient à quatorze ans des brevets * de lieutenants, qui leur permettaient de paraître au Parlement

! en habit brodé d'or et l'épée au côté ^.

j Ces diverses étapes de la vie de gentilhomme de cour, Louis

1 d'Urfé les parcourut, de manière à gagner l'estime générale, à

« s'attirer particulièrement la bienveillance du jeune roi, età mériter l'honneur des plus nobles amitiés » ^. Etant d'abord page à la j cour, à l'âge de douze ans, le jeune Louis manifesta une candeur,

I qu'il poussait parfois jusqu'au scrupule. Le généalogiste de la

j famille nous révèle ces dispositions dominantes de son âme, en

, nous rapportant un trait de cette époque tout à fait significatif.

Charles-Emmanuel d'Urfé, Marguerite d'Alègre et leurs enfants ' résidaient alors au château de la Bastie, sur les bords du Lignon.

a Quand je me vis dans la cour du château », raconte un contemporain, M. de la Goutte, qui visita au printemps de 1683 la Bastie, en compagnie de M. d'Ormesson, intendant de Lyon, « j'avoue que je me trouvay saisi d'une secrète vénération pour tant de grands hommes, qui ont fait leurs délices de ce lieu charmant. On observa d'abord le Mercure, qui est au-dessus du perron. Il est de la hauteur d'un homme de moyenne taille, avec son caducée en main et ses aisles aux pieds, et tout y est si naturel, qu'il semble n'attendre pour partir qu'un ordre des dieux. L'autre figure de marbre, qui est au bas du perron avec cette devise : Sphyngem habe domiy ne

1. Franklin, La vie prwée <V autrefois, t. X. La vie de Paris smts Louis XIV, 1898, p. 29 et 246. — VEstat de la France, Paris, 1658, p. 195.

Page 1