‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 256 sur 480 · Du Carrier, Ovainvn fun.. p · texte numérisé non relu

Du Carrier, Ovainvn fun.. p

5. Les pané}.^yristes de notre prélat ne i)ré(isont ni r^'^porpio, ni nirme le lieu de sa résidence après son ordiiiation sacerdotale. Ils s acîcordcnt seulement à reconnaître ([u'il se livrait au ministcrc paroissial dans réglise Saint-Sulpice. On peut donc à la rigueur admettre que tout en remplissant ces fonctions, Louis d'Urfé ne quittât point par exception le séminaire, à cntisc de rintimitê de ses relations avec son directeur. La lin d'une lettre de M. Tronson, sur la mort d'un des hons amis de l'évèciue de Limo^^'es, rend même celte supposition très vraisemljlaljle. C<)rn'sintn(h,mu\ t. Il, p. \DS.

6. Le presbytère de Saint-Sulpice était situé rue Guisarde„sur l'emplacement occupé aujourd'hui î)ar la librairie Périsse.

7. L. Hertrand, BihlKit/n'ijnr iSnljùcirnne, 1. 1, Introduction.

D'après une estampe de lôjô attribuée a Pierre Undry, a la Bibliothèque Sationale

plus pénibles et les moins honorables du ministère. D'après les règlements en vigueur de M. Olier, un prêtre de la communauté, celui-là peut-être qui était chargé de l'administration particulière d'un des huit quartiers de la grande paroisse du faubourg Saint- Germain, accompagnait au début le prêtre novice, quand il administrait les sacrements, soit à l'église, soit auprès des malades, pour mieux le reprendre de ses fautes, l'instruire de ce qu'il ignorait et rinitier peu à peu aux œuvres multiples de l'apostolat, principalement à celles des catéchismes et des écoles ^.

Parmi ces prêtres do Saint-Sulpice, dont notre prélat voulut imiter les exemples de vertu et de^zèle, se distinguèrent de son temps trois des meilleurs disciples de iM. Olier: Charles Picoté, directeur de M. Tronson, Gabriel de Queylus, missionnaire du Canada ; et Antoine de Poussé, curé de la paroisse 2. Sous cette direction, Louis d'I-rfé se forma à la vie pastorale, de manière à « s'attirer une estime et une considération universelle ». Les fidèles de la paroisse, qui connaissaient tous la noble famille d'Urfé et son hôtel de la rue des Théatins, étaient édifiés de voir l'ancien officier de la cour mener, comme les prêtres de la communauté, une vie pauvre et désintéressée. 11 ne se distinguait au milieu de ses confrères, que par son grand zèle pour les œuvres et par la pratique d'une discipline exacte et rigoureuse. Il administrait les sacrements avec beaucoup de dignité et portait dans toutes les fonctions de son ministère un esprit de réflexion et de recueillement. Gomme il était doué d'une grande facilité de parole, et qu'il excellait dans la prédication de l'Evangile, il fut particulièrement chargé d'adresser aux fidèles de Saint-Sulpice des instructions familières et fréquentes 3.

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