Dupuy, Oraison fun., p. 25 et suiv
3. Mentionnons ici ce détail donné, par M. Bertrand dans la notice «ur François d'Urfé et René de Galinée, que ce dernier seul entre len missionnaireH de Saint-Sulpice, qui faisaient partie de Texpédition d'a<iût 1658, n*était paM encore prêtre, mais simple diacre.
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L'ofYrande quotidienne du divin sacrifice, qui est aujourd'hui une pratique commune parmi les prêtres, était alors la marque sure d'une rare piété, parmi les ecclésiastiques (jui n'avaient point charge d'àmes ^. Or nous savons que le futur évèque de Limoges « ne s'en dispensa jV/vwais, quels voyages qu'il ait faits, ni quelles occupations (pi'il ait eues. Il faisait précéder la sainte messe d'une longue préparation et accompagnait cette grande action de la plus tendre dévotion » -.
Moins pressé, d'autre part, que son frère le missionnaire, qui alla par une voie plus rapide prendre ses grades à l'Université de Bourges ^, Louis d'Urfé prolongea encore de plusieurs années son séjour au séminaire de Saint-Sulpice, en partie sans doute, pour s'assujettir à la préparation plus longue des examens deSorbonne, « bien différent en cela », dit un de ses panégyristes, ce de ces hommes téméraires, qui, presque au sortir des écoles, osent monter dans la chaire de l'Evangile, n'ayant encore la tète remplie que de vaines spéculations, qui leur ont acquis le seul titre de docteurs » *:
lU. Louis d'Urfé, prêtre libre au presbytère de Saint-Sulpice.
Ce fut probablement vers 1670 ou 1071 ^\ à Tàge de trente-quatre à trente-cinq ans, que Louis dTrfé eut à cœur de travailler à sa formation pastorale en s'attachant, selon la pratique des ecclésiastiques de qualité, qui avaient terminé au sérninaire leur éducation cléricale, à la communauté des pi'étres de la paroisse Saint-Sulpice ^. Souvent en effet des prêtres étrangers à la Compagnie de M. Olier furent admis à cette époque dans cette association comme coopérateurs libres. Quelques-uns devinrent plus tard de grands évêques, tels que : Pierre Clément et François de Lescure, ainsi que François de Fénelon et (iodet des Marais, qui firent partie de la communauté de Saint-Sulpice, du ten)ps de notre prélat "'.
Une fois admis en qualité de simples auxiliairc^s, moyennant le paiement d'une pension, ces ceclésiastiquesde qualité étaient tenus de suivre, comme les prêtres de Saint Sulpice, les exercices de la vie commune, et de s'appliquer comme eux, aux fonctions les