‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 258 sur 480 · Cf. supra · texte numérisé non relu

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d'Urfé, grâce à Tintervention puissante de Nicolas Colbert, eut pour première conséquence le mariage du marquis de Seignelay, îîls aîné du ministre, avec Marie-Marguerite d'Alègre, nièce et pupille de Charles-Emmanuel d'Urfé. Celui-ci, en effet, remplissait à son égard les fonctions de tuteur depuis la mort de son beaufrère, le marquis d'Alègre (14 novembre 1664) ^

Jean-Baptiste Colbert, adjoint à son père, comme âurintendant de la marine, en 1672, prétendit quelque temps après, à la main de l^eiie d'Alègre, unique héritière des biens de sa maison, l'une des plus grandes et des plus riches d'Auvergne. Ayant voulu à cet effet « engager M. de Bretonvilliers, directeur de sa conscience, à négocier pour lui cette alliance, le saint prêtre s'en excusa comme d'une chose qui n'était point de sa profession. Le roi l'envoya quérir et le pria de s'en mêler. Regardant alors les ordres de son souverain, comme ceux de Dieu même, M. de Bretonvilliers y consentit, mais à condition qu'il ne dirait rien de lui-même, qu'il ne ferait que porter de part et d'autre les propositions qu'on lui donnerait par écrit 2. » Colbert et son fils n'en demandaient pas davantage, car, cette intervention survenant après l'heureuse conclusion du procès de Mailly, mettait délicatement le marquis d'Urfé, représentant en cette circonstance des intérêts de sa pupille, dans l'occasion de remplir à l'égard de son bienfaiteur une de ses promesses. Dans une lettre qu'il adressait de Bordeaux à Colbert, le l*^"^ avril 1672, il avait assuré le ministre, qu'il serait heureux de se trouver « en estât de luy rendre un service effectif », en retour de la protection qu'il lui accordait 3. De fait les négociations de ce projet furent menées au gré des deux parties avec beaucoup de sagesse, par l'entremise du supérieur de Saint-Sulpice *. Quelques jours avant la célébration du mariage du marquis de Seignelay avec Marie-Marguerite d'Alègre, sa filleule, la marquise d'Urfé exprimait au premier ministre ses compliments sur la prochaine réalisation de cette alliance honorable s.

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