‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 290 sur 480 · Dupuy, OraiHon fun,i p · texte numérisé non relu

Dupuy, OraiHon fun,i p

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les réguliers exempts, qui avaient charge d'âmes, étaient tenus de se présenter au synode. Ceux qui ne pouvaient y comparaître pour une cause légitime, avaient l'obligation d'adresser à l'évoque leurs excuses qui devaient être certifiées par des personnes notables, et en outre de déléguer un prêtre à leur place ; autrement ils étaient considérés comme défaillants et frappés d'une amende*. Cette amende réglée (vers la fin du dix-septième siècle) à deux écus pour chaque absence, était destinée à l'entretien du séminaire des Ordinands. On pouvait procéder par censures contre ceux qui affectaient de ne pas venir au synode par mépris de cette institution 2.

Les membres de cette assemblée devaient, autant que possible, se loger en ville dans les maisons ecclésiastiques de leur connaissance ^, La tenue du synode ne durait qu'un seul jour avec deux réunions générales. Le matin, le clergé devait être assemblé à neuf heures à la cathédrale, et s'y rendre avec surplis, étoles, et bonnets carrés, sous peine d'être déclaré absent. Il assistait dans cette première réunion à quatre exercices : la procession, la messe solennelle, la bénédiction du synode, suivant le Pontifical, et l'oraison synodale *. L'après-midi, le clergé devait être réuni à deux heures, dans la salle synodale du palais épiscopal : il devait être revêtu de surplis ou d'étoles comme le matin, selon l'usage du diocèse. Le prélat venait y présider la séance ; il était toujours accompagné de ses vicaires généraux, de son officiai, de son promoteur et de son secrétaire, qui prenaient place autour d'une table. Les députés du chapitre cathédral se tenaient à la droite du bureau ; l'official et le promoteur, à gauche, et le secrétaire de l'évêque, au-dessus ou plutôt derrière lui.

La séance étant ouverte, le prélat donnait les avis sur les abus les plus notables auxquels il désirait qu'on apportât des remèdes. Puis il faisait lire quelques chapitres des conciles ou des statuts du diocèse, qu'il voulait particulièrement inculquer. On publiait ensuite s'il y avait lieu, les nouvelles ordonnances ^. Il était recommandé à ceux qui savaient qu'il y avait des inimitiés ou des procès entre leurs confrères et voisins ecclésiastiques, donnant occasion de scandale au peuple, d'en avertir l'évêque en particulier, afin qu'ayant reconnu le sujet de leur différend, il pût' ménager leur réconciliation. Tous devaient lui rendre compte de leurs charges et de l'observation des statuts diocésains, desquels ils étaient tenus de se pourvoir. Ils avaient de plus Tobligation en conscience de lui donner avis des manquements qu'ils avaient remarqués dans les

i. Ordonnances stfnodales, édit. 1703, p. 30 et suiv.

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