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LOUIS DE LASCARIS d'URFÉ WS
• blirtlans son beau séminaire. Son institution est fort douteuse, car aucune allusion n'y est faite dans la lettre de M. Bourget, directeur au séminaire de Limoges, sur « l'emploi qui se faisait (en avril 1695) de chaque sujet nouveau prêtre, au sortir de cette maison. L'un est envoyé curé, l'autre vicaire dans les divers postes du diocèse. Ordinairement, ajoute ce correspondant, on est vicaire quelque temps; puis, selon le besoin, on est appelé pour une cure. On examine avec grand soin tous ceux qu'on envoie dans les bénéfices. On veille à ce que chacun sache parfaitement le chant et les cérémonies. On instruit très utilement de la manière d'administrer chaque sacrement, ce qui est de la dernière importance » ^.
Tous lés prêtres du diocèse de Limoges ayant charge d'âmes, curés, vicaires et même les religieux, les Jésuites seuls exceptés, ainsi que les supérieurs des maisons les plus importantes, étaient tenus de subir à des dates périodiques l'examen des confesseurs, en vue de recevoir de l'évêque des pouvoirs ou feuilles d'approbation. On divisait en trois catégories les ecclésiastiques sujets à cet examen. La première comprenait ceux qui, n'ayant que le strict nécessaire en fait de connaissances professionnelles, devaient être examinés à nouveau le plus tôt possible : à ceux-là on n'accordait l'approbation ou les pouvoirs de confesser que pour un an. La deuxième classe était composée de ceux qui, tout en ayant au-delà du nécessaii'e les connaissances requises, devaient être examinés dans deux ans : on accordait des pouvoirs ad hiennium aux prêtres de cette catégorie. La troisième classe de prêtres approuvés s'étendait aux plus capables, c'est-à-dire à ceux qui savaient très bien et solidement les cas de conscience, sans se laisser surprendre ; à ces ecclésiastiques on donnait pour trois ans seulement des pouvoirs qu'on renouvelait indéfiniment sans aucune difficulté 2.
C'est avec un soin scrupuleux que l'évêque Louis dTrfé procédait à la distribution des bénéfices 3. «Tout se faisait dans son conseil avec nombre, poids et mesure. Le saint prélat qui se conduisait en tout selon l'esprit du grand saint Charles, n'envisageait comme lui que la gloire de Dieu. La chair et le sang n'avaient aucune part à ses dispensations ; les sollicitations étaient inutiles; on n'avait qu'à demander un bénéfice, pour en être déclaré indigne. Il n'avait d'égards qu'à' la vertu, qu'au mérite, qu'aux longs services, et qu'à la disposition des emplois et des sujets qui les devaient remplir y> *.
Le saint évêque disait qiielquefois, qu'il reconnaissait parmi ses ecclésiastiques trois sortes de nobles, à qui il croyait devoir une considération distinguée, savoir des nobles de vertu, des nobles de mérite et des nobles de naissance, trois titres de noblesse selon lui incontestables... Ainsi un prêtre vertueux qui n'aurait eu d'ailleurs
i. Corretqmndance d4* Af. Tfonso», t. I, 4i7. ± Mss. n. 160, p. 161.
3. Voir plus loin le chiffre des collations bénéflciales dans le diocèse de Limoges et la question du visa ou approbation,