‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 311 sur 480 · II. Rapports particuliers de Tëvêque avec les Bénédictines · texte numérisé non relu

II. Rapports particuliers de Tëvêque avec les Bénédictines

i" L'abhesse de Bonnesaigne, Claudine de Ventadour.

Notre prélat n'eut qu'à maintenir en général dans l'état de réforme, où les avait laissées son prédécesseur, les communautés de filles de son diocèse 2. Le respect des droits de la juridiction épiscopale, qui avait occasionné précédemment des démêlés parfois pénibles à l'évêque, ne donna lieu sous l'épiscopat de Louis d'Urfé qu'à de légères discussions de sa part avec les religieuses de Boubon 3 et de Bonnesaigne. Ces dernières étaient encore gouvernées par Tabbesse Anne de Montmorin, quand l'évêque fit la visite du couvent en juillet 1680. Le prélat défendit de prendre pour portières les sœurs converses et il voulut qu'on ne donnât cet emploi qu'à des sœurs de chœur. Anne de Montmorin mourut le 40 juillet

Claudine de Ventadour, issue de l'illustre famille de ce nom, était professe de Chelles (diocèse de Paris) *, quand elle fut nommée par le roi, abbesse de Bonnesaigne. Elle eut ses bulles le l^r octobre 1683 ^. ('inq ans plus tard (1689) on portait plainte à

1. Mss. 160, f. 468 et suiv. Tous les détails que nous venons de donner sont tirés d'un procès-verbaJ type, en date du 19 mars 1658, d'une visite du monastère de la Visitation de Limoges, par François de la Fayette, et rédigé par Antoine Sage, docteur en théologie, son grand-vicaire. Louis d'Urfé suivait exactement dans les mêmes cas ce modèle de visite ; Michel Bourdon, son vicairegénéral le déclare formellement.

2. Le monastère des Urbanistes de Sainte-Claire dans la Haute-Cité, près l'église Sainte A ffre à Limoges, fut visité par l'évêque en mars 1678. « Ce que vous avez trouvé dans ce couvent, écrivait M. Tronson au prélat le 2 avril suivant, vérifie bien ce que disent les saints : que dans ces lieux de grâce et de retraite, aut sun}7)ia prrfectio, nui sunnna damnatio. Pour moi, je ne suis pas surpris que vous ayez rencontré une couleuvre parmi tant de saintes, .le souhaite qu'elle ne soit pas comme celles du Prophète qui bouchent leurs oreilles à la voix de celui que les saints appellent : Sanclus segroite animm invanta lar pl nwdivns ; et qui rendent par ce moyen leur maladie incurable.. » Con'pHpandayico , t. II, p. 413.

3. Nous savons seulement qu'il y avait en 1700 une vingtaine de religieuses dans ce prieuré de moniales de l'ordre de Fontevrauld, situé dans l'archiprétré de Nontron. Elles se soumirent à notre prélat. Labiche, Vies des Saints^ t. 1, ]). 70.

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