‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 312 sur 480 · Elle avait alors 1 700 livres de pension. Mss · texte numérisé non relu

Elle avait alors 1 700 livres de pension. Mss

5. Le Pape lui permit le 16 juillet 1686, de manger de la viande en Carême et autres jours d'abstinence. Elle obtint en 1685^ par résignation, le prieuré de Saint-Nicolas de Corcelles et en 1096 le prieuré de la Drouille-Xoire, situé dans les montagnes de Grandmont à trois lieues de Limogeas. Mss. 35, f. 622.

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révèque de Limoj;es, qu'elle administniîl mal le temporel et le spirituel île Tabbaye: que la sœur Pinon, venue depuis peu de Ciliene>, causait du trouble dans le monastère par des révélations et des erreurs, dont elle avait endoctriné le confesi^tnir nommé Colombie qui entrait dans rintérieur de la maison, Ayant reconnu sur place, au mois de juillet il»>, l'exactitude decette information» le prélat intenlit le confesseur et ordonna qu*on représ<»nterait à lui et à ses députés le livre des comptes de la comnumauté. Se jiïjzeant blessée, ral>U*sse contre le gré de ses reli>ïieuses lit ap|>el de celte ordonnance au nom du procuivur général de TOriIre de Clluny. Elle pœtendit que son abl^yey était de tout temj^s agrt^gée, et elle lit assigner le prélat au Grand Conseil. Louis dUrfé fit évoquer lalTaire au Conseil Privé du roi où, par arrêt du ir> février ItXH, révéque de Limoges et ses successeurs furent déclarés maintenus au droit d'exercer leur juridiction épisco|vnle sur labbess** de Bonnesiiigne et ses religieuses, y faire leurs visites, et tels règlements qu'ils estimeniient nécessiiires, pour conserver la discipline régulière dans le monastère, selon la règle de l'Institut et de les y faire garder et exécuter. Notre pivlat lit la visite canonique le 16 septembre suivant et y laissai quelques règlements. Depuis lors « labbesse se donna de grands mouvements », |HUir établir dans son monastère la plus étroite observance. Elle mourut saintement dans le Seigneur en 1701 <,

^*> Uabhesse de la Règle : Elisabeth d'Aubusson de la FeuiUade,

Elisabeth dWubusson de la Feuillade, sœur de rarclievè<|ue d'Embrun, depuis évèiiue de Metz 2^ parut à Limoges pendant vingt-cinq ans (1679-1704), comme le type d'une grande abbesse, non moins distinguée p^ir ses qualités et ses vertus que par l'illustration de sa naissance. « Elle était née le 10 mai 16^24 et dès son jeune âge elle avait été élevée auprès des dames ses tantes, dans le monastère de Sainte-Glaire de Limoges, d'où elle st)rtit à TAge de douze ans, après y avoir recn une éducation très soignée. De là Elisabeth d'Aubusson fut conduite au monastère bénédictin de Notre-Dame de Riom en Auvergne. Après y élre resiée quelque temps, elle demanda Thabit à quatorze ans et après ses deux ans de noviciat, elle fit sa profession. Elle avait une voix très belle, et elle la cultiva par la musique qu'elle sjivait en p(»rfection, composant même dans la suite des motets à toutes parties; chanter et bien faire chanter fut depuis toute sa passion, trouvant tout son plaisir an chœur. Comme elle avait Tesprit vif, pénétrant, aisé, élevé, .^^olide et qu'elle le cultivait par la lecture réglée et eonslanle d(»s saints Livres et par les entretiens qu'elle avait avec les personnels de piété les plus habiles, elle fil hientcM de grands progrès dans la vie intérieure. Peu de temps après sa profession, elle fut maîtresse

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