Corrcsjjotidnucr, t. Il, p. 4ôO
2. On ne voil plus aucune trace aujoiml'hui de cette église qui était située sur l'emplacement du grand réfectoire du séminaire actuel de Limoges.
3. Celte partie des bâtiments de l'abbaye correspond, croyons-nous, à ce qui constitue aujourd'hui le centre de la vieille bâtisse du séminaire, d'où partent deux ailes de bâtiments plus récents.
da temporeU enfin, si appliquée à son intérieur, comme si elle n'avait pensé qu'à elle-même. Son confesseur ordinaire était un Père jésuite du collège, avec une permission du Père général de la Compagnie de Jésus, pour laquelle elle avait beaucoup d*estime et d'attacbemenL Sur le point de recevoir le saint viatique, elle demanda pardon à la communauté de la mauvaise édification qu'elle avait donnée, et protesta, que si elle avait donné quelque déplaisir à quelques religieuses, elle ne l'avait fait que pour le bien de la roulante et du bon ordre ; mais que si dans l'exécution, elle avait excédé en quelque chose, elle leur demandait pardon et se recommandait à leurs prières. Son confesseur écrivit de sa part à Tévêque de Limoges François de Canisy de ne pas souffrir qu'on fît pour elle d'oraison funèbre. Elle rendit son âme à Dieu quelque temps après, Iei3 mars1704, âgée de quatre-vingts ans ^. » Nonobstantses dernières volontés, le P. Jean de Périère, professeur au collège de Limoges -, prononça son oraison funèbre, après la messe du service solennel de quarantaine, dans Téglise abbatiale de la R^le, le 23 avril 4704. Il parla avec éloquence et un grand intérêt pendant deux heures des vertus de l'illusti-e abbesse et des gloii^es de sa famille, en présence de tous les corps de la ville assemblés en ce lieu et d'un grand concours de peuple 3.
S^ Les Sœurs de la CroLc.
Nous n'avons, en terminant ce chapitre, à mentionner ici comme fondations de couvents sous l'épiscopat de Louis d'Urfé, que l'établissement des sœurs de chanté de Saint- Vincent de Paul, appelées alors Sœurs Grises, à Bénévent en 1678, et particulièrement ceux des sœurs de la Croix à Limoges en 1687 et à la Souterraine en 1689 ♦. Fondées par quatre dames de Roye dans cette ville en Picardie en 1625, pour travailler à rinstruclion des jeunes filles du peuple, ces religieuses d'abord sans vœux, contraintes de se retirer à Paris en l(i36, à cause de la guerre, y Turent accueillies par Marie Luillier, femme de Claude de Villeneuve, maître des requêtes, dame des assemblées de charité de M. Vincent, qui obtint en 1(>46 de l'archevêque de Paris une autorisation pour leur maison établie
1. Afriêiros du stihnimxirt\ ihid. Extraits de la circulaire de la prieun^ de la Règle du 22 mars 1704, adressée à tous les couvents de l'ortlre de Saiot-Renoit en France, p. 101 à 112.
2. Jean de Périère naquit à Limoges vers i(>40. 11 était fils de Jean de Périère, président du Présidial. 11 entra dans la Compagnie de Jésus, y enseigna avec honneur et quitta ses cours pour se consacrer à la chaire. Doué de rares talents, il devint un des prédicateurs les plus renonmiés de la province. II prononça le 2 décembre 1671. dans la cathédraîe d*Angouléme l'éloge funèbre de la duchesse de Montausier qui fut foi*t admiré et en 1708, à Limoges, l'oraison funèbre du prince Fréd. Maurice de la Tour d'Auvergne, gouveraeur du Limousin. Il mourut en 1713, laissant en manuscrit deux relations intéressantes sur les fondations de Martial de Maledent. Son (h'aîsou funi'hrf df Xfm*' EtisatH'tf* d^Aubus^ 9on de la FfnUfade fut imprimée à Limoges chez P. Barbou en 1704. in-8, 65 p.
3. Archires htstor. du Linwu^iu, i. II. Note de l'abbé Lecler, p. 4.