GaUia christ,, X, 1310. Gallia chHst., IX, 849 et suiv
5. Voir le P. Daire, célestin, Histoire de la ville d'Amiens. II, 177. Paris, 1757. — Gallia, X, 1224 et Nobiliaire de Limoges, IV, 342.
6. D'après le P. Daire, le décanat valait 700 livres et l'archidiaconé, 1200.
7 . Voir les détails curieux des privilèges du doyen. Daire^ ibid,, II, 148 et suiv.
IB ITN Sifcr.LE DE ME ECCLÉSIASTIQUE RN PROVINCE
pour rentre, comprenait donze rloyennés nimux: celui d'Amiens en avait quatorze: tous deux comptaient 781 paroisses et cent annexes. On appelait à Amiens les archidiacres, « les yeux de rêvèque^K ils raccompagnaient partout où il officiait, et taisaient même à son défaut la visite du diocèse. Ils avaient le soin du cierge et ils étaient chargés dVn corriger les abus même par des censures. Ils ne remplissaient pas seulement les fonctionsde vicaire jjjénéral ; la juridiction contentieuse,(ïui échoit à Tofficial, entrait aussi dans leurs attributions ^
Ce fut donc principalement dans l'exercice de cette charj^e d'archidiacre, que Tabbé Henry de la Martonie se prépara,aux côtés de son frère, pendant une dizaine d'années, à remplir di^ement à Limoges les fonctions épiscopales. Il eut à l'accompagner en qualité d'archidiacre et de docteur en droit, députédu tîluipitre, au concile provincial de Reims, (fui fut ouvert le. 5 mai inHîJ.sous la pn^sidence du cardinal Louis de (ruise, archevé(|ue, et finit le lî) suivant. Après sa nomination au décanat d'Amiens, Henry de la Martonie eut l'obligation, d'après les statuts du (îhapitre, d'aller demander la confirmation de son élection â cette dignité, â Tarchevècpie métropolitain, dont il était à ce titre le sujet immédiat. Quand, élevé l'année suivante (1587) sur le siège de Saint-Martial, le doyen d'Amiens quitta cette ville, après son sacre, pour se rendre â Limoges, il était entièrement acquis à la cause de la Ligue et de ses chefs principaux les (Tuises, dont la province de Picaniie était amoureuse, plus que toute autre du royaume. L'évèque d'Amiens s'était posé lui-même, dès le début, comme le dire(;teur de ce mouvement populaire et national. La Ligue avait d'ailleurs pris nais* sance dans son diocèse (à Péronne), ({uelques jours avant sou entrée dans sa ville épiscopale (25 mai's I57T) -.