‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 357 sur 480 · IV. Administration épiscopale de François de Canisy · texte numérisé non relu

IV. Administration épiscopale de François de Canisy

i« Principaux faits concornant la réforme ecclésiastique.

Fidèle aux exemples de zèle qu'avaient donnés ses prédécesseurs, le nouvel évéque de Limoges s'appliqua comme eux à la sanctification du clergé et du peuple de son diocèse, et il travailla par les mêmes moyens à compléter la réforme religieuse, en essayant d'extirper les abus invétérés 2. Le souci du bon ordre dans les églises fut l'objet de sa première ordonnance. Dans le mémoire qu'il envoya au début de son épiscopat aux visiteui's diocésains, î'évéque leur donna l'ordre de prendre des informations plus précises sur la décoration des tabernacles, sur le renouvellement des saintes hosties, sur l'exposition des saintes reliques à des jours déterminés, et sur l'assistance régulière et la tenue des prêtres de paroisse aux offices s.

Le 4" août I6f)6, François de Canisy datait du séminaire deux ordonnances, qui devaient être lues et publiées dans le synode d'après la Saint-Luc de cette même année. La première avait pour but le renouvellement des statuts diocésains, nécessité par l'avis « qu'il y avait quelques personnes qui s'étaient vainement persuadé que ces saints règlements n'étaient plus en vigueur depuis le décès de ses prédécesseurs ï). La seconde ordonnance» touchant riiabit ecclésiastique » défendait sous les peines de droit à tous prêtres et autres ecclé: iastiques, de le quitter pour se revêtir de celui de pénitents, ou de cacher cet habit sous un sac de pénitents *.

Le lendemain 2 août,, Tévêque de Limoges rendit une nouvelle ordonnance « touchant l'option du service et du revenu des bénéfices incompatibles ». Elle fut motivée par cette information du

1. Par une rencontre assez singulière, ce fut Gilles le Duc, qui I>aptisa lo 1:) mars 1712 le futur abhé Joseph Nadaud, lequel avec des goûts et une érudition semblables à la sienne devait rendre de si grands services à l'histoire de sa province. Gilles le Duc mourut curé de Saint-Maurice en 1717. Notice de l'abbé Lecler, liullrthi dt* Ummjos, t. XLVI, p. .'»!. Mentionnons ici les noms des deux secrétaires de I'évéque K. de Canisy: ce sont Léonard Michelon. en 169l>, docteur en théologie en 1701, et Hrioulle, dès I70î^ OrdnnH. Si/mo*/., édit. 170:1

2. Le 17 mars HW>. Michel Dourdon communiquait au doyen du chapitre un pn>jet de mandement de I'évéque non encore sacré, touchant la publication de « la Bulle du .lulûlé » eoncédé par Innocent XII aux Ans de demander à Dieu la paix entre les princes chréli(»ns. Arcfihu\s hist., t. VI, p. 5.").

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