‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 358 sur 480 · Xtihiliain' de LinKMfps, v* de Carbonel · texte numérisé non relu

Xtihiliain' de LinKMfps, v* de Carbonel

4. Par mandement du 3 mars 1(»98, pour éviter les scandales et les irrévénMices dans les églises et les t»mpécher d'être volées, I'évéque ordonna que toutes celles où il y avait des pénitents établis seraient fermées à sept heures du soir le jeudi saint. yohiUairr, ibUi.

promoteur général, Jean David, d'après laquelle a plusieurs ecclésiastiques du diocèse, après s'être fait pourvoir de deux bénéfices incompatibles, comme de deux cures ou d'un canonicat et d'une cure, jouissaient de ces bénéfices, les uns sous prétexte qu'ils avaient un an pour opter celui qu'ils voudraient conserver, les autres se faisant susciter des procès, qui ne pouvaient être sitôt vidés, empêchaient cependant que ces bénéfices ne fussent bien desservis, et se servaient de ce prétexte, pour jouir toujours paisiblement du revenu de ces bénéfices ». C'est pourquoi sur la réquisition du promoteur, Tévêque ordonna, que, conformément à une déclaration récente du roi qui contraignait les clercs à se contenter d'un seul bénéfice, quand il dépassait 600 livres, <k tous les ecclésiastiques qui seraient pourvus de deux bénéfices incompatibles dans le diocèse de Limoges, seraient assignés par devant lui, pour choisir et opter le service et revenu du bénéfice qu'ils prétendaient servir en personne, pour être par lui pourvu au service et à la distribution du revenu de l'autre ». Néanmoins François de Canisy ne fit lire et publier cette dernière ordonnance qu'au synode du 10 avril [1698^. La pluralité des bénéfices ecclésiastiques était un abus qu'avaient toujours combattu les décrétales des papes et, qui fut plus d'une fois sur le point de disparaître; mais il devait encore fleurir jusqu'à la fin de l'ancien régime. Les défenses que l'on faisait contre cet abus, demeurèrent lettre morte, puisque les prélats eux-mêmes, de connivence avec l'Etat, violaient les ordonnances qu'ils promulguaient, et, par compensation de leui-s lourdes charges, obtenaient selon leur degré de faveur un lot de bénéfices qui leur rendait l'aisance ou la richesse ; les chanoines, à leur exemple, s'efforçaient d'arrondir leur budget par une cure rurale ou par un prieuré de rapport 2.

Quelque réformé dans ses mœurs que fût le clergé du diocèse de Limoges à la fin du dix-septième siècle, il était inévitable que des faits scandaleux, mais isolés et rares, ne vinssent affliger le cœur du prélat. Du moins l'officialité de Limoges pouvait en faire prompte justice 3. Le chapitre lui-môme de la cathédrale, informé soigneusement par son promoteur particulier des exemples peu édifiants, que donnaient alors certains ecclésiastiques qui dépendaient de

1. Ordonnances synod.^ p. 239, 249. Par ordre de l'évéque, et du consentement du chapitre on imprima en 1698, le Rituel de Limoges revu et corrigé, mais pourtant peu différent de l'édition précédente de 1678, qui n'était ni assez ample, ni assez exacte. Le 29 décembre 1698, Tévêque approuva les constitutions du couvent des Clairettes. Nohiliairp, v* de Carbonel.

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