‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 368 sur 480 · nnllelin de Limtujes, t. XLVI, p. 'X · texte numérisé non relu

nnllelin de Limtujes, t. XLVI, p. 'X

4. Mss. n. 21, p. 325, .'^1. Michel de Verthamon, écrivait Gilles le Duc en 1700, a succédé à son frère et à son oncle dans la seconde dignité du chapitre qu est dans la maison de Verthamon depuis longtemps, ainsi que le doyen y a été longtemps et encore aujourd'hui, ce nom éclate de même dans les cathédrales de Nantes et de Pamiers, où il v a deux chanoines grands vicaires- Bulletin^ ibid,, p. 329.

et Noël Droiiet (1695-1702) ; plusieurs de ces archidiacres furent dé grands seigneurs ^.

L'office de sous-chantre sembla réservé au dix-septième siècle à des Romanet, issus d'une ancienne famille de la bourgeoisie de Limoges ^K Parmi ceux qui occupèrent la prébende théologale de la fin du seizième siècle au commencement du dix-huitième, on remarque les noms des chanoines Malherbaud, Maledent, Gayou^ d'Arfeuilles, de Félines, Marans, Dupeyrat, Desvignçs et Rogier s. La liste des trente membres du chapitre de Limoges en 1700, telle que nous la rapporte Gilles le Duc, nous fournit encore la preuve que les familles ci-dessus indiquées et celles de d'Argentan, de Douhet de la Gorse et du Puymoulinier, de Maledent de Laborie et de Puymirat, de du Verdier, de Des Maisons, de Dumas, des Ardant, de des Voyons, de Dalesme, de Poilevé. etc., appartenant toutes à l'ancienne bourgeoisie de Limoges, ne cessaient point d'être représentées dans l'élite du clergé *. Enfin un extrait des actes capitulaires d'insinuation des noms des gradués, atteste que les dignitaires et quelques chanoines de la cathédrale ainsi qu'une quinzaine de curés du diocèse, avaient le titre (assez rare en province) de docteur en théologie s.

Par leur mode de recrutement, les chapitres avaient (partout en France) à leur service toutes les forces que donnaient alors la noblesse, la judicature, les grades. Propriétaires et seigneurs, mêlés au monde, à la vie commune, aux affaires municipales, bailleurs de fonds des villes, des grands ou du roi, ils avaient perdu peu à peu leur caractère de communauté. Tous d'ailleurs (à la fin du seizième siècle) étaient séculiers, c'est-à-dire aff'ranchis de toute règle monastique, simplement soumis aux devoirs de leur charge, le service du chœur, la récitation des heures et de l'office. Partant, ils formaient une aristocratie. Ils en avaient l'esprit de corps : la discipline, l'ordre, le sens du gouvernement, mais aussi régoïsme sec, la défiance invincible du droit des autres, l'entêtement illimité de son droit. Emancipés pour servir de contrepoids au pouvoir épiscopal, ils étaient devenus pour lui une entrave et' une menace. Entre ces deux puissances qui ne pouvaient s'ignorer et ne devaient se confondre, les frontières étaient trop étroites. Les heurts étaient fréquents ; à la fin du quinzième siècle ils épuisaient leur force dans des querelles sans honneur. Des discussions éclatèrent partout au seizième siècle ; à Reims, à Clermont, au sujet de la juridiction ; à Bordeaux, à Bourges, au sujet des réparations; pour les causes les moins nobles ou les plus futiles et souvent pour les marques extérieures du pouvoir plus que pour

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