‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 376 sur 480 · D'Avenel, Richelieu, t. III, p. 323 et suiv · texte numérisé non relu

D'Avenel, Richelieu, t. III, p. 323 et suiv

2. Confidentiaire, dit Durand, est proprement celui qui prête son nom pour posséder le titre du bénéfice, à la charge de remettre à im tiers, soit les revenus du bénéfice en totalité ou en partie, soit le titre même du bénéfice dans le temps dont on est convenu.

3. Voir sur ce point les développements dans Durand, Dictionnaire^ mot Cmifidence.

4. On appelle ainsi une convention expresse ou tacite faite lors de la résignation ou de la collation d'un bénéfice, de rendre ce bénéfice, ou d'en donner les fruits ou une peurtie au résignant, ou au collateur, ou à un autre par lui nom-* mé. Voir Durand» ibid.

dits crimes de simonie, ou de confidence. Nous enjoignons à tous les curés et vicaires, qu'ils dénoncent comme excommuniés aux prônes de leurs messes paroissiales, tous simoniaques et tous confidentiaires, et tous autres exacteurs sacrilèges des pensions et des revenus ecclésiastiques. Déclarons que ceux qui sont notoirement coupablesde ces crimes, et en sont publiquement diffamés, doivent être exclus de tous chapitres, tant séculiers que réguliers, synodes et autres assemblées ecclésiastiques, comme personnes infâmes et inhabiles à tous offices et bénéfices » ^

Ces diverses sanctions si justes do l'Ordonnance épiscopale furentelles appliquées par le prélat qui les avait édictées? Il est permis d'en douter, si Ton s'en rapporte au fait suivant des Mémoires de Grandet. Celui-ci le cite, pour prouver que la simonie régnait dans le diocèse de Limoges. « Les laïques, dit-il, gens de qualité, possédaient les cures en propriété, et, par un abus effroyable, en donnaient les revenus à leurs enfants, en mariage, ou les affermaient à des vicaires amovibles». — «C'étaient de pauvres prêtres, dit Legros, qui se chargeaient de la desserte de ces cures, moyennant une pension très modique. » On dit qu'un jour, (ce devait être, pensons-nous, au début de l'épiscopat de François de la Fayette), un grand nombre de ces gentilshommes étant à dîner avec le prélat, l'un d'eux dit en plaisantant : « Vous tenez aujourd'hui votre synode, Monseigneur, vous avez bien des curés à votre table 2. d Si le chroniqueur ne mentionne pas la réponse de l'évêque de Limoges, nous savons, du moins, « qu'il fit tant durant le cours de son long pontificat, qu'il extirpa cet abus presque entièrement, et qu'à sa mort (1676) généralement parlant, les biens de l'Eglise étaient rentrés dans les mains du clergé auquel ils appartenaient naturellement ». A cet effet, le prélat fit exécuter, avec le concours du « bras séculier », le contenu de l'arrêt des « Grands Jours » de Poitiers, en date du 22 septembre i6îU, contre toute espèce de simonie et de confidence dans les bénéfices ^. Il ne lit d'ailleurs qu'appliquer ainsi sur ce point de discipline les prescîri plions si sages de son prédécesseur. Dans le but de les confirmer et de prévenir tout retour sur cette espèce d'abus, il recommanda, en 1(550, à ses visiteui*s« de se faire exhiber les lettres et signatures de provision des curés et vicaires perpétuels pourvus et institués par lui depuis la dernière tournée pastorale » *. Dans le même but encore il porta au synode du 13 avril 1673 la défense expresse <( àtous prêtres qui auraient obtenu des provisions de cures d'autres que de lui-même, de s'ingérer dans l'exercice des «fonctions curiales» dans son diocèse, sans

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