‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 393 sur 480 · Oi'donn. synod,, p · texte numérisé non relu

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514 UN 9IËCLB DE VIE BCCLiSIASUQUB EN PROVDIGE

encore aujourd'hui et suffisent en $;rénéral aaix besoins du culte ^. A part quelquesHins, ces édifices étaient dans leur ensemble peu détériorés au début du ^rand siècle. Mais hélas î faute d'ar^gent, par suite sui-tout de la négligence des tabriciens, on avait laissé pendant les troubles civils les années accomplir partout librement leur (Puvre de destruction, dans les parties accessoires de ces monuments religieux. Des verrières défoncées, des autels négligés, des ornements tombant en lambeaux, des églises dénuées de tout meuble et de toute argenterie, transformées parfois en greniers, en garde-meubles, en marchés, en comptoii-s, en é(;oles, en refuges de nuit pour les vagabonds, voilà l'aspect que la maison de Dieu présentait en beaucoup de paroisses. C'est le témoignage même de révêque Raymond de la \fartonie, qui proscrivait en 1619 par divers règlements tous ces déî^ordres. Le même prélat ordonnait aux curés d'entourer les autels de balustres ; il pressait vivement encore ses diocésains de contribuer de tous leurs moyens à Tomementation des autels, leur représentant « que cette bonne œuvre était après la nourritiu'e des pauvres, une des plus méritoires et des plus agréables à Dieu » ^.

Au synode du 19 octobre 1648, François de la Fayette recommandait aux vicaires perpétuels et aux vicaires amovibles de recourir aux charités des curés primitifs, et à leur défaut, à celles de leurs paroissiens, si leurs églises étaient dépourvues de meubles et de toute argenterie, û ordonnait à tous les curés de n'accorder à Tavenir aucuns droits de chapelles, de sépultures et de bancs dans leurs églises, sans une permission écrite de sa part ; de tenir un registre des noms de leurs paroissiens, qui étaient en possession rie ces droits, et de présenter à lui-même ou à ses délégués des extraits ou copies des titres de leurs droits prétendus 3.

Dans le même temps, le prélat prit une mesure des plus utiles?» en faveur de la restauration des chapelles. Il tit une obligation expresse : (.< à tous ceux qui prétendent y avoir des droits, de les réparer, et de les mettre et entretenir en bon état, ensemble les autels qui sont dans ces (!hapelles, les4|uels ils feront couvrir de nappes, y mettre des (^nicitix ou autres images saintes et des devants d'autel convenables. A défaut de travailler incessamment à ces réparations et à l'ai'hat des images et ornements d'autel, un. mois après la publiration de cette ordonnance qui sera signifiée aux bénéticiaires des cluipelles, ces particuliers seront déchus et privés de leurs droits de jouissance, et les chapelles seront cano** niquement concédées à d'autres tidèles *. »

!. Ai-ticle de Venneilli. Rt'rit tU» rhiatiurc dn Limousin, Liiiii)ges> t8S&.

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