‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 399 sur 480 · Mss. 14, ibid. Tarif de i · texte numérisé non relu

Mss. 14, ibid. Tarif de i

produits ; elle était tout au plus le trentième, à peine le quatre pour cent ^.La portion congrue acceptée par les deux tiers ou trois quarts des curés du royaume ne laissait à leur disposition que la puissance des dîmes novales et des vertes ou menues dîmes. Les premières étaient perçues sur les fruits des terres nouvellement défrichées, à l'exclusion des gros décimateurs ; les secondes sur les produits des potagers ou sur les fruits et fourrages produits par la terre elle-même. Les dîmes ordinaires ou réelles, qui appartenaient aux autres curés non congruistes se divisaient en dîmes grosses, perçues sur les objets de grande culture, le blé, le vin, Fhuile, etc.. et dîmes de charnage, perçues sur la chair des bestiaux '-i.

Somme toute, si on le compare au desservant de commune rurale en 1905, le curé congruiste du dix-septième siècle était beaucoup plus à l'aise. Ses revenus s'élevaient à moitié plus du traitement si exigu de 900 francs que reçoivent aujourd'hui les curés de campagne. Actuellement sans le bon marché du pain, et sans les messes qui lui sont payées beaucoup plus cher, le prêtre de paroisse ne pourrait joindre les deux bouts de l'année avec son salaire officiel. En outre la portion congrue était franche de tout impôt et de plus le casuel et les dîmes augmentaient considérablement la moyenne des revenus de chaque curé jusqu'à un chiffre dont il faudrait peut-être porter la moyenne à 900 ou 1000 livres 3. Quel heureux temps!

5^ Régime économique des communalistes et des habitués. Institution du pointeur.

Une excellente réforme d'administration financière, concernant le mode d'entretien des autres prêtres de paroisse, communalistes et habitués, ce fut l'institution des pointeurs ou « punctueurs », que l'évêque François de la Fayette introduisit dans toutes les communautés paroissiales de son diocèse en 1629. On appelait de ce nom le prêtre communaliste, nommé tous les ans parle curé le jour de la fête de la Dédicace pour être chargé de constater chaque jour la présence des prêtres et des clercs aux offices de la paroisse par une « piqûre au tableau ou à la quadre » (de quadrum, carré), et de faire un rapport quotidien sur les absents et les malades. Le curé devait choisir parmi les communalistes comme pointeur, un prêtre qui eût une probité parfaite et les autres qualités requises. Trois jours après son élection, le pointeur devait se présenter par devant révêque,ou son grand vicaire, pour prêter le serment de bien et loyalement exercer sa charge, en laquelle on pouvait indéfiniment le continuer.

Ce pointeur devait avoir deux tableaux : l'un pour les prêtres de la communauté seulement, l'autre pour tous les prêtres et clercs habitués ou agrégés de chaque église. Il avait à marquer sur le

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