rAvenel, ihni
i. -M.ss. n. 14, t. 1. Hèifltuneni de M{fr île C<u fhhsifuel,
,'). (huiottn. sifitad , p. 'l'I^^.
'). Msj». li, thui,, t. Il, pancarte inipriûie'p.
Le tarif des convois rédigé en 1629, le seul sans doute qui fut en vigueur au dix-septième siècle, n'était pas compliqué, â chaque enterrements on devait payer, pour le droit du curé, cinq sous, outre les deniers de FoiTrande, et au vicaire cinq sous, outre deux autres sous, pour les prières qui se faisaient à Tenlèvement du corps. Etaient dus encore au célébrant : pour la messe du convoi, si elle était chantée, quinze sous ; si elle était basse, dix sous ^. — Le tarif de 1746 distinguait quatre classes pour les convois des personnes au-dessus de douze ans. Devaient être donnés : première classe, au curé, pour son droit curial, quatre livres ; pour son assistance, vingt sous ; à chaque prêtre, douze sous ; à chaque vicaire, douze sous de plus ; — Dernière classe : au curé, pour son droit curial, vingt sous ; pour son assistance, vingt sous ; à chaque prêtre, quatre sous 2. H y avait dès 1629, un règlement spécial pour le transport des corps dans une église d'une autre paroisse et même pour l'enlèvement des corps à la campagne, loin de l'église de la ville ou du bourg. A chaque service funèbre, on payait en 1629, pour le droit du curé, cinq sous (en 1746, vingt sous) et les deniers de l'offrande, et pour chaque torche, dix deniers. Si l'on faisait porter des flambeaux, ce qui en restait après le service fait, demeurait acquis au curé. C'étaient ses droits de cire ! Le droit du vicaire était de cinq sous ^.
Il y avait des honoraires spéciaux pour les services de tout genre que Ton faisait pour les confréries, ainsi qu'une faible rétribution pour la publication des monitoires et pour tout extrait des registres paroissiaux. Les curés, qui avaient un nombreux clergé, avaient coutume de charger quelque ecclésiastique de la perception de tout le casuel, pour en faire la distribution à la fin de chaque semaine *.
4^ Les autres sources de revenue. — Traitement des curés au dix-septième et au vingtième siècles.
Deux autres sources de revenus formaient les recettes ordinaires du clergé, qui desservait les paroisses : le revenu des terras qui lui appartenaient en propre, et la dîme paroissiale. Le domaine de la cure était parfois de trois ou quatre hectares, en jardins et en terres labourables ou en prés. Les curés étaient de plus comme de nos jours logés aux frais des communes ; les habitants devaient leur fournir un presbytère et même les meubles. La dîme était la subvention donnée au culte par le pays, le prix du service rendu par le curé. C'est à la fonction pastorale, et non à la qualité d'ecclésiastique, qu'était due la dîme. Levé sur les produits du sol, cet impôt pesait sur le propriétaire et non sur le fermier. La dîme suivait les variations de la récolte ; elle n'était nullement le dixième des