‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 405 sur 480 · Statut» paroissiaux, p. 3 à · texte numérisé non relu

Statut» paroissiaux, p. 3 à

2. ArL de M. ImtMirt de la Tour, Ccrresiwudant, 10 afiût 1903, p. 530.

Hèrement aux heures canoniales ; constamment ils étaient dérangés par ces occupations accessoires. Ce fut pour parer à ces inconvénients, que douze prêtres séculiers furent attachés à Tabbaye d'une façon permanente par Tabbé Hugues. Us eui-ent à desservir la plupart des vicairies, qui avaient été fondées dans la basilique, et chacun d'eux fut attaché à une confrérie spéciale, dont il fut en quelque sorte le chapelain. Les jours où ils n'étaient fias de service, les prêtres devaient aider les moines à célébrer les offices ordinaires ; ils devaient assister à la grand'messe, chanter les vêpres, prendre part aux processions, aux enterrements, elc... L'abbé Hugues les forma en communauté et leur donna des règlements spéciaux très sévères. Mais vers la fin du quinzième siècle, ils se rendirent quasi indépendants, et plaidèrent même contre le chapitre. Aussi, lors de la sécularisation de Tabbaye en 1535, furentils supprimés et remplacés par douze vicaires de bas-chœur ^.

A cette époque bon nombre d'associations sacerdotales s'étaient formées depuis longtemps pour le même motif et avaient été organisées sur le modèle de la communauté de Saint-Martial. Ce n'est point douteux pour la communauté de Saint-Michel des Lions, autorisée le 46 mars 4372 et comprenant vingt-trois places en 1500, puisque cette paroisse était de toute ancienneté dans une dépendance étroite de l'abbaye 2. La communauté de Saint-Pierre-du- Queyroix existait au commencement du quinzième siècle. Le roi Charles VI lui accordait des lettres de sauvegarde en 1405, et i'évèque, Pierre de Montbrun, l'approuvait en 1428. Le pape Léon X la confirma par une bulle de Tan 1514 : elle était alors composée de trente-cinq prêtres, qui étaient la plupart d'anciens curés, enfants de la paroisse, jouissant là d'une retraite honorable. François de la Fayette prescrivit dans les statuts de 1629, de recevoir alors des prêtres habitués dans cette communauté, jusqu'au chiffre porté par la bulle du Pape ^ Bellac, dans la Basse-Marche, comptait en 1464 une communauté de seize prêtres *. Pierre d'Aubusson,grandmaitre de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, fit en 1477 des fondations pour la communauté de Bourganeuf, qui ne devait comprendre que neuf prêtres, y compris le curé, et quatre chorisles \

Au seizième et dix-septième siècle, les communalistes atteignirent un degré de prospérité, qui ne put ensuite que décroître. Au moment môme où les guerres de religion venaient d'éclater partout dans le royaume, le clergé du diocèse de Limoges, «voyant que sous forme de legs, de rentes et de fondations diverses, la charité des

1. Ch. de Lasieyrie, L'abhaije de Saint- Martial, Paris, 1901, p. 230.

2. Fouillé histor., p. 162. Le chantre de Saint-Martal nommait le curé de Saint-Michel.

3. Elle était réduite à dix-huit places au milieu du dix-huitième siècle, et se faisait toujours remarquer par la bonne tenue de ses membres. Mss. 13, 1. 1, p. 537, ett. 111, p. 256.

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