A) LEURS ORIGINES ET LEUR DÉVELOPPEMENT DANS LE DIOCÈSE DE LIMOGES
« Dans une foule d'églises au moyen-âge, des confréries, des particuliers avaient fondé des chapelles. Chacune de ces chapelles avait son prêtre : le fondateur assurait à la fois la perpétuité du culte et le ministère du desservant. Dans de petites bourgades, le clergé paroissial s'élevait ainsi jusqu'à seize et vingt-et-un membres. On comprend qu'entre ces prêtres (à l'époque des troubles et des crises générales, où le besoin de s'unir se faisait sentir à eux davantage) une association dut s'établir. A la fin du quinzième siècle, le nombre de ces fraternités s'était déjà multiplié ; elles se formèrent peu à peu dans tous les diocèses du royaume » '^.
L'une des plus anciennes communautés de ce genre qui dut servir de type à toutes les autres, dans le diocèse de Limoges, remonte au commem^ement du douzième siècle. Elle fut fondée dans l'église abbatiale de Saint-Martial par l'ablié Hugues de Brosse et Févéque de Limoges, Jean de Veyrac. A cette époque, les moines étaient accablés par le nombre des messes ou services commémoratîfs, qu'ils devaient célébrer en exécution des dispositions testamentaires. Ils avaient également à dire des offices supplémentaires pour les différentes confréries, qui s'étaient fondées sous les auspices du chapitre. Il leur était donc difficile d'as.sister régu-