‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 415 sur 480 · Mss. 34, p · texte numérisé non relu

Mss. 34, p

3. M. Leroux, ibid., p. 157, 172. Les communautés calvinistes de Saint-Yrieix et d'Uzerche disparurent de même qu'au Dorât dans le flot d'abjurations qui suivit la chute de la Rochelle. Jbid.^ p. 189 et suiv.

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iiH.j- (V;V)u1 1<V)1. Il vr-ciit 01*1 IvViMt 'I^^M11i^i<^-»l1 A l^i i|*v»vl^'^ <^^ Vi^^^li^ 11' <i< III" de MViKnr.i.^, j^iiivi i'io <i^ tv•lVuvH^ t-i <*')^ ^'5^ ^nùiits r^çnt l\ib|iir;itiMn du ïïimvpiis. puis ct-îrirr.-^ |a frt«'S'?îf^M iv^pAl-lit, Thi lippe dr Nî'jnrtfl"- Vrrul d.'i'uis on livs hori csihtMiqjro "t. »i sip-fio d'ac- (inij- de f.T.'i.Tv jx.urfcifc (*oriV('i's}6n é<-l.'ifflnff\ f^'s mr»rnhrf^ ocnîé- ,-':i-(inîi''r de l.'i (l(tni]>nîrfd<- du Snint-Snrr^Mff^rrl ^If Limopf^ CHlt*- J-ivr. lit cl.af-ufi urir um^^-t sfx'^'ialo, o[ l<*s confrôrps laïqnf^ C-omhihiii'"'rc'il <]< A-oh^riiTit u <N»f((' infculififi -.

I.(^- .'iiiliN»- ^n'iipos piN'ti^'^^rfTtfs du difVfVc résrstôronl plit<^ loup- If i,i[>-;i ]'A j>i'.>p.'\;jMud«' rnlhnliipio. I.o clr^rpr vofforc^a cl abord de jv(ltiîf(' ].'> i.»outrov (•'nîviîii^ti's du HH^-lj!yv>u^in, notannnf^nt o^ux i]> ]''.("iii1i(Mi ^. Arv<MMnl «M Tur-onut*. A pnriir de lï^îN, Ifv ôvf»qn^v de 1 ii>inv'<. d<* TuPo. d(.' (^;>bofs 01 fie Snrial, V!nn=»nl à plnsieur> ropi',-i'> i\:\r< (N^ît<* or»Pt ft'^o, lin^if r<*)pbr ;"i rhf\r-M]i de ]<-nrsdiorôf?f*ï:, )^<'-ii li;':l(U' [;. Oi'!'\or*-iA]i de^ li(''r«''1i(p»r'>. Pnruii îos n'»oyeTr> d^ pTv>- >!']\ 1 !-'!)(• ;iu\(;uo^- U' rlorL'r oui souvr-nl î'Oonnrs d^ns r{ipay>. Tir»n< dr\->u^ ^i>;";i'or lu prnHnn,- (i(>v onn»V.vr.noes or»n1rMd iotoiros et par- • ••ii;."'r.'iij"'U la puî-hciii-'^u à 'l'uMoo! à P»!-î\>\ d«- nornh?*fMi\- onvrrt- .' v ,it« p..i.«'i.MT«io. r.,^ p. M^T'ln, (\r F*îi\>', ear)noi!i. après lui.so:: i! rr^' Cni''u:"»c T''!'-''^- d'» la •^ui»"vif^ nffirin! d(> Tullo, e tsnn an»., Kî-.'M.'iM-« d.' r^'^uic. ru'^^lro de rnuip, S'** flisfiD^Mu'-nMit vorsloniili»^ .

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In |x?u plus lartl (NTi^ {\Wi) HouH d<^ Ut^rtl^hAt^^x^^-^tt^ No^Vàï^ ^ eut àdispulor vivouuMtt an-^v uu B^'t^ur t.AohA^^UhH^^^i^ittd'Â^lJp^iUAl et le |)ai$lour tk^yssolHUoeXommo5\^s{^dv<^VBAUVBU^(\v<iî^hlri>usiettU à oonfi^ivr K\\\'i\ huis oIoî? ot tjut* ohAOuu dVux s'î^ttHlnmil \^ vh*toiïv, Tanloul ruiV î<o mit <\ Ikiiv pl<\oahl^k' ^\\\* \^^ maisons détougues réfutations et à los pi^S^lu*»^ ^w \p?^ j^lrtoes i)uhlhî\tes. Il lU mieux encoiv, puis^iu'il tvudit jngTMlosos!lï^lmisle|nil)llopAB?lokihé alors |)our ces sorlos de joutes, eu TnisâUt lunuluiet- utie léllilAlioll en règle des^ erreurs du ministre |iiM3testrtnl^ r^u II d^tllAft tlrtotols Dumas, baron de Neurville, |irt}siilenl m Présidial de tirive \ [m^) \ (>8 ouvrages de polémique n^atuuoitîs^ tturrtletit-ils ^\é des ehefsdViMivre, tMaient InsulUsauls pour amener la ruine des églises eaU vinistes.

3« Pvoëélyliémt* ai*d(?nt conit^ë h f/roM/ie Je lUnheciwmri.

La réduction du gronpe de calvinistes de ttneheeliouarl donna peut-être autant do mal au^i évf'rpieB de Limoges ijne tous les antres centres réunis. Fondée dés ifintlavec Tappul du Vicomte (jltt(nle< mal» combattue par ses descendants, cette église ne comptait pas moins de quinze cents protestants h la fin du sel/Jème siècle. Josqu*en lOîK), elle vécut assez, tranquille. Mais en cette année-là, l'évêquede Limoges faisait la visite de son diocèse. Arrivée Moctiechouart, ravant-vellle de TAssomption, )l jugea liott fi de son Miorité privée et par Tassistance du vicomte de t^ocliectiouaH, Ait comte de la Vfloguyon et autres gentilshomïues^ d'expulser de la maison de ville les réffirmés qui y leuaîeut leurs assemblées depuis 1577, On ne se Cfmtenta pas de coutfamdfe les protestants ft cbercher hor» de la ville on lieu de culte ; on brisa les bâincs et la chaire, et on en bf fila les débris â^fnit la halle pt^bliqfïe ^. m

1^ marquis de fV>mpadouf , qui éporïsa en UW^ ylntif'. de îïochechonari, héritière des droits du tricomfe s^^n père, vm/lu( à f^on exemple interdire h ses vassanx profest?iots de se rérmir pù'Xft rft:xeTdce de leur colle, l/évêqoede Limoges fit de sf>nc61é tous ses efforts pour le seconder dans ses prétentions. 1^ ^f '}Hrt^'if't U'Hy,

t. X, p. io'ï ftt .<niv.

•2. U Appî^rtenait à Tuiift d<*s pin?? an<^i^nrio^ famill*^?» dn Lirrtonsîn. (Y»ii po^^^-

en (iT'-.it (ranon. \\ <»nf pnnr »4mnl<* •^oi^ ami et aricion (*onfr(^i'»^ df* Î><ihu-Sti!pî(^^, Antoini» Darch»»., (*nr(* <1<» >f<^yssa** ( Ciorri^zt* i (*t pr»nrvii c<>mw<^ Ini di^s i^<^mes titrft».

1^ En vciiiri le titiv : fCiUmtf rf^n f^yinripiyif.t* ni*rn*l(*A ^r* f/^-if rT(* fo fi. P. fi... A Rriv«», che*/ Alvitr<>, M^^% in-'». Xons- rtO!)s ahf3l^n<Mi« (1<* t<>nt jiv/r^mf^nt >^i>t* 6e livre, rtomme ^\\v touK l»^s autveî? do Ot> jçotuv, faute dS^n avf>^r pris j^onimH*^a^i- Ci». M", r^ratïx, //»>/., p. K^.

^Ihid., p. 'J3t.

François de la Fayette, qui était alors Tun des six présidents de rassemblée générale du clergé de France, rapportait en séance : « que feu M. de la Rochechouart (sic) qui était catholique, voulant empêcher ceux de la IL P. R., qui formaient une partie des habitants de la ville de ce nom, d*y en faire l'exercice public, les fit assigner aux Grands-Jours à Poitiers (46ÎM) et depuis au conseil privé, où était intervenu un arrêt en 1639, portant que les dits habitants feraient apparoir de leur prétendu établissement (c'est à dire de l'autorisation légale pour Texercice public de leur culte), et du consentement tant du Seigneur que des autres habitants catholiques^. A quoi, bien loin de satisfaire, ils avaient toujours continuéle dit exercice, au préjudice de plusieurs arrêts, et particulièrement de celui du Conseil donné en 1653, par lequel il leur était défendu de faire le prêche pendant deux mois dans le dit lieu de la Rochechouart ; et cependant ordonné de mettre le procès en état. Que feignant d'obéir à cet arrêt, ils en avaient par surprise obtenu un du Conseil d'en haut, qui renvoyait l'instance à la Chambre de TEdit, laquelle en 1654 commit M. de Nesmond pour l'exécution de l'arrêt de 1639. Que depuis, sur de faux exposés et par de nouvelles surprises, ils avaient fait révoquer au Conseil d'en haut la commission du dit sieur de Nesmond, et ordonner par un arrêt provisionnel, qu'ils pourraient faire l'exercice public de la R. P. R. dans le dit lieu, jusqu'à ce qu'il en eût été autrement ordonné par la dite Chambre de TEdit. Ce qui avait obligé M. de Pompadour, à présent seigneur du dit lieu, et le syndic du diocèse de Limoges, & demander un nouveau commissaire pour l'exécution du dit arrêt de 1639, et que cette affaire avait besoin d'être recommandée delà part de la Compagnie, à M. de Maisons, président en ladite Chambre de l'Edit ; ce que la Compagnie a résolu de faire.

Le 17 juin 1656, Mgr l'évêque de Limoges ayant averti la Compagnie que le procès pendant en la Chambre de l'Edit entre M. de Pompadour et les huguenots de la Rochechouart, auquel le syndic du diocèse de Limoges est intervenu, et où il s'agit d'empêcher l'exercice de la R. P. R. au dit lieu, était prêt à juger, M. le doyen de Poitiers a été chargé de demander l'audience à M. le président de la dite Chambre 2. i> Les vœux de l'évêque de Limoges et du marquis appuyés par assemblée générale du clergé, furent naturellement exaucés. A la date du 24 octobre 1656, les habitants de Rochechouart virent arriver au milieu d'eux messire François de Crest, commissaire enquêteur désigné quelques semaines auparavant par la Chambre de l'Edit. Il était assisté d'un greffier du Parlement de Paris et de quelques magistrats du Présidial de Poitiers. L'enquête dura huit jours. Les conclusions panachées, qu'on en

t. Aux termes de Tédit de Nantes, le culte protestant n'était autorisé qu'en certains lieux et sous certaines conditions déterminées. Partout où l'on put alléguer que ces conditions n'étaient point remplies, le culte fut supprimé. Coi*i'p8pondant, décembre 1901.

2. CoUectian des procès-verbaux des Assemblées générales du clergé de France. Paris, 1769. t. III, p. 150-160.

LES ÉYÊQUES RÉFORMATEURS DK UMOGKS 530

tira Tannée suivante^ semblèrent faites pour ménager les catholiques et les protestants de Rochechouart *•

Ne pouvant parvenir à expulser les huguenots de son flof, le marquis de Pompadour eut i^ecours celle ibis à des moyens plus évangéliques. Il sollicita à plusieurs reprises et obtint en HHiO, de la Compagnie du Saint-Sacrement de Limoges, Tenvoi du 1\ Lo Jeune et de plusieurs autres missionnaires. A partir de mars 1660, la mission eut lieu à Rochechouart avec le concours du curt^ de Biennac, sous la protection des seigneurs de la vicouUé "^*

Les procédés connus du missionnaire de rOratoiro produisirent partout en Limousin, à Treignac en KiTiC), puisi\ (Uu\loauneufla-Forêt, à Rochechouart et à Aubusson, dos résultats morveilUMix, Le P. Le Jeune était plein de modération dans ses discours de controverse : il traitait les protestants bien plus doucement que les pécheurs de sa religion. Il mettait en pratique ce qu'il conaeillo aux jeunes prédicateurs: « Quand, dit-il, vous parlez aux hérétiques en chaire ou en particulier, que ce soit toujours avec respect, tendresse et témoignage d'allection, leur accordant tout ct^ que vous pourrez, sans intéresser la vérité. Abstenez- vous des injures, des invectives et des paroles de mépris ^ ! »

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