‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 417 sur 480 · Abbé Grange. />^ P. Le Jeuu**^ p · texte numérisé non relu

Abbé Grange. />^ P. Le Jeuu**^ p

4. Quand les abjuration» (le\'i firent nomhrfnmH et dMU»Ut>i ji'iur un mfHfUs curé, l'évêque de LimogeK se Ht un de%oir d aller Je» ret^^'vuir en it*ir)ujmu*.

sans aucune contrainte, que vous voulez faire abjuration de Thérésie et embrasser la foi catholique, apostolique et romaine? — Oui, Monsieur. — Croyez- vous fermement tout ce que croit cette sainte Eglise, et que hors l'Eglise catholique, apostolique et romaine, il n'y a point de salul ? — Oui, Monsieur, je le crois. » Après une courte exhortation du prêtre, le pénitent lisait à genoux la profession de foi prescrite par le concile de Trente. Après lui avoir donné l'absolution, le prêtre prévenait le converti de se préparer à recevoir en temps opportun les sacrements de Pénitence et de TEucharistie. C'était le devoir du prêtre de lui fournir tous les moyens utiles pour leur digne réception ^.

A ces règlements de 1678, s'ajoutèrent plus tard les sages instructions que Bossuet inspira à l'Assemblée du clergé de France de 1682. Par son ordre une circulaire adressée à tous les évêques du royaume les invita à travailler à la réunion des esprits par des catéchismes, des prédications, des exhortations et des conférences où devaient présider la sagesse et la douceur. « Notre résolution, disaient les prélats, a été de n'user d'aucune menace et de ne nous servir d'aucun terme qui pût offenser, mais seulement de pressantes exhortations, de saints désirs et d'instantes prières. » L'assemblée du clergé publia en même temps un avertissement pastoral, pour engager les réformés à revenir à la foi de leurs pères ; elle y montrait que les premiers réformateurs n'avaient eu aucune autorité pour conduire et diriger les fidèles, et pour introduire du changement dans le gouvernement de l'Eglise, moins encore dans la doctrine, et elle établissait que la séparation opérée par eux était à la fois injuste et frivole dans ses motifs. « Des ecclésiastiques capables devaient être cha^rgés dans chaque diocèse de communiquer aux consistoires protestants l'avertissement pastoral de l'assemblée et d'accompagner cette lecture d'exhortations analogues. Aucune contrainte ne devait être employée 2... »

2® Application relative de ces règlements dans le diocèse de Limoges,

<L Sans l'ingérence du pouvoir civil dans les affaires de religion, la grande rupture du seizième siècle se serait vraisemblablement bornée à quelques apostasies individuelles, ou tout au plus à quelques groupes particulièrement intéressés. Les flots de sang des guerres de religion ont été le fruit de la contrainte politique ^ ». A plus forte raison pourrions-nous porter le même jugement, toute proportion gardée, sur la révocation de l'Edit de Nantes et sur son application dans le diocèse de Limoges. C'était d'ailleurs dans

Page 1