Mss. n. 33, p
5. La clôture de ces ostensions fut faite par le chantre de Saint-Martial, en labsence de l'évoque. Mss. 35, p. 69.
de Saint-Léonard et de Saint-Germain vinrent en procession à Limoges vénérer les reliques des saints ^
Tout nous démontre que le mérite de la reprise des relations ordinaires de la vie civile et religieuse revient surtout au déploiement du zèle admirable de Pierre Benoist. Ce pacificateur servit à propos de trait d'union entre lesanciens ligueurs et les royalistes exaltés. Pour parvenir à son but, Benoist se mit à parcourir les paroisses du diocèse de Limoges et à prodiguer de tous cotés des exhortations familières et publiques. Il s'ellbrrait aussi, et c'était pour lui une mission agréable, de ramener les protestants dans le sein de l'Église. Ce qui donnait à son éloquence une force irrésistible, c'est qu'il pratiquait dans ses nururs irréprochables les vertus chrétiennes qu'il prêchait. Son ministère de pacification produisait partout de merveilleux résultats, quand il tomba subitement les armes à la main, au milieu des exercices d'une mission de controverse, qu'il donnait à Tours. Le célèbre archidiacre de Limoges était dans la force de l'âge et du talent, ayant à peine trente-quatre ans, quand il mourut dans cette ville, le 22 septembre 15^)6 2.
Les vicaires généraux de notre prélat, qui eurent après Pierre Benoist la direction des affaires diocésaines, ne firent pour ainsi dire que prêter leurs noms aux Pères Jésuites nouvelleuient venus, dont l'influence profonde se fit bientôt sentir pour le grand bien du diocèse. Nous connaissons à peine les noms et la durée des fonctions des deux premiers grands vicaires : l'abbé de Boulezat, mort le 25 novembre 1601, et l'abbé Franrois Esclacles, nommé le l^r avril de cette même année 3.
Un troisième, Melchior de David, s'il eut un rôle non moins effacé comme vicaire général de Limoges, à partir de 1()04 nous est en retour plus connu, par ses origines et par ses actes, comme prévôt d'Eymoutiers '*. Il appartenait à une ancienne famille du Limousin, aujourd'hui éteinte, qui a compté de nombreuses illustrations ^. Il fut tonsuré en lo6() et promu en 1581 à la dignité de prévôt du chapitre d'Eymoutiers, que lui résigna Antoine de David, son oncle vieux et infirme, après l'avoir occupée plus d'un demi-siècle ^. Le