‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 47 sur 480 · Labiche, Vies dcsSS., II · texte numérisé non relu

Labiche, Vies dcsSS., II

2. Ce tribunal se composait de vingt-cinq trésoriers ou rorevours desfinajices, et il avait à peu prés les mêmes attributions que le conseil de préfecture de nos jours. Limoges, Phuis Uucourtieux, p. 103.

3. Le général Benoist (ainsi nommait-on alors le président des trésoriers de France) fut pourvu de la charge de commissaire pour la vérification de la noblesse dans plusieurs généralités, et investi des fonctions de lieutenant du grand voyer de France ; il les remplit avec un zèle qui valut à son nom une véritable popularité (L. Guilxîrt, La Li(fi(e, 08). Par suite d'un sentiment bien peu raisonné, Martial Benoist eut à sa mort beaucoup de rei-'n-ts d'avoir été du parti de la Ligue, d'avoir osé dicter des conditions à son roi et des'élre fait juge de l'indignité de ses actes. Il mourut à Limoges, le G octobre 1G25. Nobiliaire de Limoges, i, v» Benoist.

A. Pierre Benoist était du nombre d(\s chanoines qui assistèrent, le 12 octobre 1587, à la prise de possession par procureur du siège épiscopal de Limoges.

Henry de La Martonie sut en prélat bien avisé confier à Benoist, les doubles fonctions d*official général et de grand vicaire ^. C'est en cette qualité, qu'on le vit assister le 18 mai 1594, à la pose de la première pierre du couvent des Récollets à Saint-Léonard, laquelle fondation était due principalement à la générosité du trésorier général Jean du Verdier. Les bâtiments conventuels étant terminés l'année suivante, l'évoque de Limoges vint à Saint-Léonard le 23 novembre, pour la consécration de l'église des Hécollets. La cérémonie eut lieu le lendemain, à partir de sept heures, en présence d'une très nombreuse assistance de fidèles, de prêtres et de religieux, au milieu desquels on remarqua l'abbé de Grandmont, François de Neufville, le prévôt d'Eymoutiers et le prieur d'Aureil. Au cours de la consécration de l'église, qui dura six heures, Tévêque parla au peuple et chanta la messe pontificale. Le soir de ce même jour, son grand vicaire prononça, dans la chapelle du couvent, un très beau sermon 2.

Aidé de la collaboration de Pierre Benoist et fort de son influence sur l'esprit de la population royaliste de Limoges, Henry de La Martonie i)ut reprendre avec fruit sous de tels auspices l'exercice de ses fonctions pastorales, dans la cité épiscopale, d'abord la ville-chàteau lui étant encore fermée ainsi qu'à tous les anciens ligueurs, jusqu'à la publication de l'amnistie générale (juillet 1596). Un an auparavant (le 18 mai ou le 22 juillet 1595), les chanoines de Saint-Etienne, qui depuis les troubles de 1589 étaient obligés de faire le service divin dans la collégiale Saint-Martial, avaient repris de leur côté possession de l'église cathédrale, qui avait servi pendant la guerre de forteresse à une garnison permanente 3. L'évêque de Limoges, qui s'était réinstallé dans sa principale seigneurie, se préoccupa d'abord de réparer les ruines matérielles, causées à la fin d'octobre 1589, par le pillage des troupes royales du duc d'Epernon. La restauration du palais épiscopal, achevée en moins d'un an (159(M 597), occasionna au prélat de telles dépenses, qu'en vue de l'acquittement de ses dettes, des commissaires durent être préposés, pour une meilleure perception des revenus de l'évôché *.

On vit, d'autre part, même avant l'époque de la réconciliation générale dos citoyens de Limoges, un retour complet aux pratiques traditionnelles du culte que la guerre civile avait interrompues. Ce fait frappant se manifesta particulièrement par une aftluence extraordinaire de peuple, aux cérémonies solennelles des ostensions septennales, dont l'ouverture eut lieu selon l'usage le mardi de Pâques 1596 ^. Au cours de cette station, les chanoines

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