‹ La réforme catholique du dix-septième siècle dans le diocése de LimogesChapitre 89 sur 480 · Laforest, Limoges, p · texte numérisé non relu

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de Limoges, vint faire.à la Rêjjle la visite canonique du monastère^ *ins aucune contradiction. Il y fut accompagné de Mathieu de Vertliamon, doyen de Limoges, et supérieur de la communauté, de Jean de Verthamou, chantre de la cathédrale *, de son promoteur^ du greffier de l'évèché, de deux Pères Jésuites, de deux Bénédictins et de deux Récollets. Le prélat trouva les bâtiments couventuels en tort mauvais état. L'abbesse lui rendit compte de toutes ses actions et répondit à toutes les questions de Tévéque, concernant la discipline régulière -. Les religieuses, au nombre de onze, réduites alors à sept par des absences irrégulières, vivaient à leur guise, sans piété, sans obéissance. Elles mangeaient séparément, chacune dans leur chambre ; la clôture du monastère était observée pour les hommes, mais non pour les femmes -K « Sur quoi Tévéque ordonna une clôture étroite, et défendit, sous peine d'excommunication, à toutes personnes d'entrer dans l'abbaye, sans sa permission. Il prescrivit d'établir, dans le délai d'un mois, une table et une mense commune où Tabbesse, les religieuses et les novices vivront ensemble, et de réparer sans retard les bâtiments. Enfin, il pria Charlotte de Nassau, <c célèbre ab-faesse de la Trinité de Poitiers, qui remplissait le monde de la bonne odeur de sa sainte vie » *, d'envoyer à la Règle, deux anciennes de ses religieuses, pour y faciliter l'établissement de la clôture et de la vie de communauté. Le prélat lit ensuite confirmer son ordonnance sur la visite et la réformation de ce couvent par le Parlement de Bordeaux "^.

De son côté, Jeanne de Verthamon entendit se former elle-même à l'exercice du commandement, par la pratitjue de l'obéissance et de rhumililé. Dans ce but, la jeune abbesse, « accompagnée dans ce voyage de deux professes et d'une novice », se rendit au mois de septembre 1(^22, près de Françoise de la Rochefoucauld, abbesse de .Xotre-Dame de Saintes, qui passait pour l'une des plus pieuses âmes de son temps, et se plaçant avec ses compagnes sous sadirec«tion, elle demanda à être traitée comme la plus humble de ses lillea. La|)pren tissage dura un peu plusd'une année. Au mois d'octobre 1<)2:^, Jeanne de Verthamon rentra dans son monastère, pour n'en plus sortir ^*.

1, L'iiulieation lie la prcst'm-e (it* •'<»3 deux ecclésiastiques du même nom est dcmnee par un»' \)\vvv imprimée de l'Arsenai. n. 'A)i3. dont il sei*a question plus l«)i«.

'2- (let acte de st)unnssion à la juridictitm épiscopale. dit Legros. fit beaucoup de turt tians la suite à rai)l)e^se de la Ht-^le, et prejudicia beaucoup au droit d'exemption qut'lle prt-tendait avoir. Mss. n. Il, p. .V4.

3. •< iVite maison, t'crivait plus tard un savant hénetiictm, étiiit en t(5î20 un lieu d'un total dérèglement ; l'usa^^e tie l'oraison en était banni ; on conversait sans cesse avec le in*»ntle, la pratique du ^^ilence passait pour barbare. Les dix reliiîieuses qui comoosaient aU»rs L*al)t)ay»\ dt*shoni>raient leur état par »me vie toute séculière ; chacune v rt'cevait la visite de ses amis en toute liberté. » Voir : Elf*t** dt* phtsi^mr^c f}**t'y:*tfint*s iUn»frf*H dt» ^it/ftt-Bf*ninst, Paris» lt>79, p. iô8.

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