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La réforme chrétienne des études classiques [microforme]

La question de la réforme chrétienne des études, ou, comme on la nomme généralement, la question des classiques, nous a fortement émus et préoccupés au Canada, elle a même occasionné de très-vives discussions. Que dans le cours de ces longs débats

‘on ait vu se produire, de part et d'autre, certaines

petites misères humaines. c’est ce qui s'explique et se comprend. La contradiction est inévitable, surtout quand il s’agit d’opérer un bien d’une grande importance, lequel doit être fécond en heureux résultats. Dieu non-seulement la permet, mais il la veut en quelque sorte. C’est par elle qu'il nous force à réfléchir, à creuser les questions et à acquérir une connaissance parfaite des œuvres auxquelles il nous convie ; qu’il nous les fait estimer et aimer de plus en plus ; qu’il nousélève à leur hauteur pour que nous puissions les mesurer du regard, les embrasser dans toute l’ensemble de

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leurs détails, puis travailler avec un immense pro- Ë fit quand le moment d'agir est venu.

Is ont évidemment tort ceux qui s’alarment au sujet des discussions et qui voudraient les bannir, parcequ’elles sont toujours accompagnées de quelques inconvénients. Les vents qui renouvellent l’air, les orages qui les purifient, ont le tort de soulever des flots de poussière, de former de la boue et de causer parfois quelques autres dégats ; ils, n’en sont pas moins utiles et nécessaires, malgré ces inconvénients. Tout, en ce bas monde, ayant son bon et son mauvais côté, il faut vouloir :

ce qui est bien et ne pas aimer ce qui est mal. 4 Remarquons bien que permettre, souffrir le mal, n’est pas le vouloir. Depuis la déchéance de l’homme, le bien s’enfante dans la douleur et croît au milieu des épines ; il faut reconnaître cette

loiet nous ysoumettre, quoiqu'il nous en coûtent.

À propos dela. question des classiques, leitemps des discussions est fini; le. présent travail. a pour but de démontrer que celui d'agir est arrivé. Je viens rappeler que l’histoire, le bon sens et la religiôn nous disent que rien ne. presse autant, dans la crise que nous traversons, que de réformer l'éducation de la jeunesse et de la rendre foncière-

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larment les bannées de nouvelt le tort er de la dégats ; essaires, monde, vouloir st mal.

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ment chrétienne. Je viens surtout rappeler que Pie IX, le Pontife infullible, veut cette réforme, qu’il le répète chaque fois que l’occasion se présente et qu’il nous sollicite d’obéir à sa voix.

A ceux qui se font gloire de prendre pour des ordres les moindres désirs du Pape, différer plus longtemps, tantôt sous un prétexte, tantôt sous un autre, d'adopter la réforme chrétienne des études, doit paraître une faute d’une extrême gravité.

réforme, et leur prompte et purfaite obéissance

Ils se hâteront donc de travailler à cette

conjurera les maux qui menacent de fondre sur nous dans un avenir assez prochain.

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