ORDE
en d’auce que la , Sagesse émontrée que toute é du blé;
8 l’ordre e, Lors sme, nous holicisme.
sme, nous £ le luthét les habiisme, etc., alvinisme,
ane qu’elle recs et des peut l'être,
ne dans sa:
s ses aspi-
Er.
ou AR on
rations, ses goûts et ses mœurs, païenne dans les sciences et les arts qu'elle cultive, comment ne pas dire avec la certitude la plus absolue : on y a semé le paganisme gréco-romain ?
Donc, a priori, étant donné l'état présent de la société, ous pouvons et devons nécessairement conclure, sans qu'il soit besoin pour cela de porter plus loin nos investigations, que son éducation a été païenne et qu’elle l'a reçue des Grecs et des Romains.
En face de cette conclusion, si rigoureuse que rien ne saurait jamais l'ébranler, ce qui importe maintenant, c'est de savoir comment se fait l'éducation. A cette question, des milliers de voix répondent sans hésiter: L'éducation se fait par la transmission des idées —Et la transmission des idées, comment s’opèret-elle?—Æn grande partie au moyen des livres que l'on met entre les mains de l'enfant ; si b + que l'enfant, et par suite la société, sera à peu près l'expression matéri:lle et tangible, lx forme vivante et actualisée des principes ct des idées contenus dans ces livres. Puisqu'’il en est ainsi, il faut évidemment conclure que l'éducation de la jeunesse se fait en grande partie avec des livres païens, et que ces livres sont la cause principale de l'état quasi désespéré où se trouve aujourd'hui réduit notre pauvre monde moderne.
Voilà ce qu’affirme le simple bon sens en s'appuyant sur la logique. Les faits, consciencieusement interrogés, viennent déposer en faveur de ces conclusions et les confirmer. Oui, ce n'est malheureusement que trop vrai, l'éducation donnée à la jeunesse est païenne, Pendant les six ou sept ans que durent les études littéraires dans les colléges et les petits séminaires, Jes jeunes gens chrétiens et baptisés, sont journellement mis en contact, et près de huit heures par jour, avec la belle antiquité. Ils ont pour maîtres et précepteurs toute la pléiade des prétendus grands hommes païens, dont on leur fait traduire, lire, méditer et même apprendre les œuvres par cœur, afin qu'ils s'identifient mieux avec ces incomparables génies qu’on leur représente sans cesse comme la fine fleur de l'humanité, quoique saint Paul, dans son épitre aux Romains, les qualifie d’insensés qui se perdent dans
des pensées vaines, d'hommes immondes en qui tous les vices sont incarnés, de menteurs effrontés qui ont corrompu toute vérité, celles mêmes que Dieu a gravées dans ses œuvres en caractères ineffaçablos. Ainsi, Cornélius-Népos, Quinte-Curce, César, Ovide, Cicéron, 8alluste, Tite-Live, Horace, Virgile, Sénèque, Juvénal, Térence, Pline l’Ancien et Pline le Jeune, Tacite et d’autres chez les Latins; Démosthènes, Euripide, Sophocle, Eschyle, Homère, Pindare, Aristophane, Hésiode, Piaton, Socrate et leurs nombreux émules, chez les Grecs, deviennent les oracles et les vrais pères nourriciers des jeunes élèves de collége. Il leur apprennent à penser, à juger, à apprécier les choses, à user de la vie, à être hommes enfin.
Dé force ou d'amitié, les jeunes gens doivent accepter ces précepteurs, s'attacher presqu'exclusivement à eux, puis oublier et négliger tout le reste. Aussi, parvenus à l'âge de seize, dix-sept, dix-huit, dix-neuf et même vingt ans, ils ne connaissent rien ou à peu près rien de l'histoire de leur propre pays. Ils savent encore moins l’histoire de notre sainte religion, de ses saints, de ses martyrs, de ses glorieux pontifes ; mais en revanche, ils n'ignorent aucune des turpitudes de la vermine olympienne, et conservent très soigneusement dans leur mémoire le souvenir de tous les faits et gestes de Lycurgue, de Solon, d'Epaminondas, d'Alcibiade, de Thémistocle, de Léonidas, de Philippe, d'Alexandre, des rois de Rome, de Brutus, d’Annibal, de Camille, des deux Scipions, de Marius et de Sylla, d'Octave et d'Antoine, et de mille autres dont il serait trop long d'énumérer les noms. Incapables de décliner le nom des douze apôtres, ils sont très entendus à débrouiller la généalogie des dieux et des déesses ; n'ayant que des notions très incomplètes sur l'Eglise de Jésus- Christ, sa divine constitution, ses prérogatives et ses droits, ils connaissent à fond la république romaine et les républiques grecques et leur vouent une admiration sans bornes.
Rome, Athènes, Sparte ; Sparte, Athènes, Rome, tel est le perpétuel refrain de l’histoire qu’ils étudient, des thèmes et des versions, des compositions en vers et en prose qu'ils élaborent
es sOnt vérité, ractères Ovide, juvénal, d’autres yle, Hoet leurs es et les
Il leur ser de la
ces préublier et dix-sept, it rièn Où ls savent saints, de inche, ils pienne, et uvenir de minondas, e, d'Alexmille, des ntoine, et les noms.
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y déesses ; de Jésusdroits, ils ques grec-
, tel est le imes et des élaborent
16 dm
péniblement. Rome, Athènes, Sparte, voilà les pays qui bornent leur horizon intellectuel ; voilà les noms qui retentissent constamment à leurs oreilles comme synonymes d’héroisme, de patriotisme, de sagesse, de lumières, de vertus, de liberté, de civilisation et de gloire.
Que résulte-t-il de là ? Il en résulte que la vérité religieuse qui devrait sortir naturellement, directement de tout l'enveiguiément littéraire, comme le parfum de la fleur, ne sort ni des livres, ni des devoirs, ni des études habituelles de l'enfant, ni des explications du professeur. Telles qu’on les fait atjourd'hul, les
"+ études littéraires donnent une connaissance très-fausse et très-
funeste du paganieme, en le présentant comme la plus belle et la meilleure chose qu’il y ait eu au monde, et laissent dans une hon teuse et criminelle ignorance du christianisme. Dira-t-on que cette ignorance déplorable en matière de religion sera dissipée plus tard ? Ce n’est pas du tout probable pour la plupart de ceux qui en sont les tristes victimes, Combien connait-on de jeunes gens, d'hommes d’un âge mûr qui, dans les différentes conditions de la vie, aient sérieusement consacré, depuis la
‘3 sortie du collége, vingt quatre heures à l’étude de la religion ?
Combien, au contraire, n’en pourrait-on pas citer qui, loin de développer leurs connaissanges religieuses, ont perdu et perdu depuis longtemps, les notions les plus élémentaires du catécliiame Les faits sont là et parlent plus haut que toutes les négations le paganisme classique condamne fatalement l'immense majorité
| des hommes instruits à une ignorance éternelle en matière de
religion.
Condamner la religion à l'oubli, en la laissant ignorer à la jeunesse, c'est déjà un très-grand mal que produit le paganisme dans l'éducation ; il en produit un bien plus grave encore ; il la voue à une espèce de mépris. Ce n’est pas au moyen d'un maigre abrégé de la doctrine chrétienne, par demandes et par
réponses, seul livre religieux à peu près dont l'étude soit obliga-
4 toire dans la plupart des maisons d'éducation, qu'on passionnera 4 | les jeunes gens pour l'étude de la religion. Ce soin, qu'on semble
prendre, de tenir dans l'ombre ou à l'écart les héros qu'a formés le christianisme, dont on ne leur parle presque jamais, ou qu'avec des termes qui n’ont pas la : pompe de ceux que l’on emploie lorsqu'on fait l'éloge des héros païens, les confirme de plus en plus dans leurs fausses appréciations. A coup sûr, penseront-ils, sinon actuellement, du moins dans quelques années, lorsque la réflexion viendra mûrir leurs souvenirs classiques, à coup sûr la religion chrétienne est bien moins propre que le paganisme à former des grands hommes. Elle comprime les forces vives de la nature, abâtardit les intelligences, leur enlève cette hardiesse de conception qu’on admire tant à Rome et à Athènes ; elle dépouille la volonté de cette énergie qui fait vouloir et exécuter les grandes choses ; en un mot, elle tue le génie, en soumettant la raison à la foi C'est ainsi que parlent tous les révolutionnaires d’aujourd’hui, et ils ne sont pas en petit nombre.
Ainsi donc, quand l'enfant est devenu homme, ses souvenirs classiques lui persuadent qu’on peut être fort honnête citoyen, avoir de grandes qualités, pratiquer de nobles vertus sans le secours de la religion chrétienne; que même on ne saurait rien faire qui porte le cachet de la force et de la grandeur, si l'on se met au point de vue religieux chrétien. Conséquemment s’isole-t-il peu à peu d’nne religion qu'on n’a jamais su lui faire comprendre et encore moins admirer dans ses grands hommes, dans ses merveilleuses productions en tout genre. Il fait de la littérature et de l'éloquence sans teinte religieuse, comme Horace et Cicéron ; comme eux, il ne voit que le côté terrestre des choses, l'intérêt du moment, les jouissances animales de la vie. Il fait de la philosophie, comme Socrate, Platon et Aristote, .en s’écluirant aux lueurs incertaines et vacillantes de sa faible raison ; il fait des
lois, comme Solon, Lycurgue et Numa, en n'envisageant que la |
seule prospérité matérielle des Etats; s’il tient compte de la religion, ce n’est que comme instrument aux mains des gouvernants et non pas comme la règle qui doit les diriger ; il fait de la politique, comme Alcibiade, Thémistocle, Alexandre et César, à un
point de vue cupide, intéressé et égoïste; en un mot, tout ce !
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Bla majesté de Rome païenne ?
Hire
qu'il fait est marqué au coin du paganisme, pour l'excellente raison qu’il ne connaît que le paganisme, qu'il n’a jamais admiré que le paganisme.
aut-il s'étonner maintenant de voir les générations actuelles si favorables à la liberté de penser et d'écrire, à la liberté des cultes, quand on se rappelle les avoir vues, bouche béante d’admifation, devant cette Rome des Césars, devenue la maîtresse du mobde pour avoir su respecter toutes les croyances et avoir élevé des autels à tous les dieux des peuples conquis ?
Faut-il s'étonner de voir les générations actuelles républicaines, démocrates, vouées au culte de la souveraineté du peuple, et portant, au fond du cœur, une haine mortelle à la royauté, quand on se rappelle qu'elles ont véeu de longues années au milieu des républiques anciennes, et que les mots qui ont le plus souvent
| frapr +urs oreilles sont ceux de tyran et de peuple-roi ?
Faut:l s'étonner de trouver les générations actuelles molles, efféminées, altérées de jouissances coupables, quand on se rappelle qu’elles ont grandi au milieu des bons vivants et dee pourceaux du troupeau d’Epicure, qui n'out fait que leur chanter Bacchus, Vénus et Cupidon ?
Faut-il s'étonner que les générations actuelles soient imbues
: de faux principes et de maximes dangereuses, ne possédant guère k que des demi-vérités et des notions inexactes sur les choses de
majeure importance, lorsqu'on se souvient les avoir vues suer iongtemps et péniblement sur les livres païens, inspirés par le père du mensonge, et que la vérité religiense a brillé à travers
A ces nuages épais d'idées creuses et fausses, À peu près comme
l'éclair qui fend la nue sans laisser de traces de son passage ?
Faut-il s'étonner de rencontrer de nos jours tant d’utopistes,
id’idéôlogues, de rêveurs qui soupirent après les bouleversements
sociaux et les révolutions, quand on se rappelle qu'ils ont été élevés à Rome, à Athènes, à Lacédémone, et que, pendant toute la durée de leurs classes, Rome chrétienne s’est éclipsée devant
ns présentes si passion-
mauvais jourpudeur, ni la
de voir les génératio les futilités, les feuilletons des tent ni la
Faut-il s'étonner nées pour les riens,
naux, les romans, les livres qui ne respec religion, lorsqu'on 8e rappelle les avoir vues tenir entreles mains, Si dès leurs premières classes, pour ne les quitter qu'au sortir de,la com: fables de Ja mythologie païenne; les aventures ques et si
des déesses; les contes
rhétorique, les Homère ; les odes
oins saugrenues des dieux et
piué où M bleus de l'inimitable Virgile et du divin éril ou lascif ; les discours boursouf-
le fond est pu
récs et latins, qui ne #0 de polissonneries et d'in
Faut-il s'étonner qu'on n'ait peu ou point de goût pour les hautes et profondes études, quand, dans tout le cours des études all littéraires, l'esprit ne s'est jamais heurté à rien de vraiment S0-
Î lide, et n'a jamais rien rencontré qui put provoquer ce goût ou
le faire naître ?
d'Horace, dont
flés des orateurr g biage, que des diseurs de sornettes,
nt, dans tout leur verjures ?
Faut-il s'étonner que les dévoucments soient aujourd'ui d’une rareté extrême, quan i-dieux de V'autiquité nous ont constamment prêché, tant par leurs patolés que par leurs exemples, qu'il faut veiller avant tout aux intérêts de sa gloire, à ceux de sa fortune, et que c’est commettre une insigne folie L | que de se dépenser sans espoir probable d'avoir en retour quélque 6
chose à hrouter ?
nner de l'affa ns l'éducation ébhspire, n0 ême à le faire entièrement disparaître,
chrétien ?
iblissement de l'esprit catholique, L | n-seulement. à le com-
Fautil s'éto afin de lui
lorsque tout da primer, mais m substituer l'esprit anti-
Faut-il s'étonner enfin que les hommes manquent quand otre uel d'enseignement semble avoir été inventé et orga- M
intenit dans une perpétuelle en- 1
système act mainten
nisé tout exprès POUF nous fance ?
Cet exporé de fait:, qu?
regard des effets et de leurs cauñeB,
cette mise en delà, ‘à à
nous connaissons tous, à suffit, je pense, et au
i passionvais jourleur, ni la les mains, ortir dela aventures les contes : les odes 8 boursouft leur vere d'injures ?
oût pour les , des études vraiment 50ce: goût ou
urd'ui d’une atiquité nous ue par leurs s de sa gloire, e insigne folie etour quélque
xit catholique, #
nent à le com- |
tre, afin de lui |
nt quand otre
inventé et orga- lie à perpétuelle en- D |
8, cette mise en à ense, et au-delà,
pour démontrer que l’étud e des auteurs paï ; eo sci la Renaissance UE do ï . pets pale du mal terrible qui met la société re 7 bois. aux abois.
Si, malgré tout il i y en a qui dési complèt AE irent une dé F jeu ” les satisferai en produisant les “arha to plus et signal M déposent contre l'étude d gnages de quelgnalent ses tristes résultats, es auteurs païens,
fl 1 : } 1 épar ( arcl ‘A notr Qi d'œu | maît IV détoi fable PROTES!'ATIONS CONTRE LES ÉTUDES CLASSIQUES PAÏENNES À Li DEPUIS LA RENAISSANCE JUSQU'À NOS JOURS. où écrive | "que, .
| 00 cn Et ERASME, l'un des plus grands latinistes de son temps et des: l'état plus ardents propagateurs de la méthode païenne d'enseignement, des ty disait, il y a trois siècles : « Notre engouement pour l'antiquité Sert | païenne nous aveugle; sous prétexte d'apprendre la belle littéra- #8 Mo | ture, nous cessons d'être Chrétiens pour devenir païens. » rend | Vives, l'émule d'Erasme en latinité et son confrère en Renais- ! Ptruits, sance, disait à son tour : « Qu'on se souvienne que la sagesse pro- n'en « fane est pleine de faussetés, que voyager chez les païens c'est MMoctes. | marcher à travers les épines, les poisons et les miasmes les plus Whous m | pestilentiels. » eu de | | Le Père Louis DE GRENADE écrivait à peu près dans le même s non les ] | temps : « Combien le monde a-t-il aujourd’hui d'étudiants, pen- ÆSparlen | dant que Jésus-Christ a si peu de disciples! A peine ont-ils Mbous a commencé à ouvrir les yeux pour connaître Dieu, qu’ils s'aban- Gzo | donnent aussitôt à la lecture des philosophes et des lettres hu- % Lits maines, où durant plusieurs années ils n’entendent pas le nom de PSE ée à Dieu ni une seule parole de Jésus-Christ. Nous devrions tenir MS 4 id ces études pour une grande plaie et un grand malheur de notre à M : vie, principalement si nous considérons ce que dit saint Grégoire 4 i s. ae Nazianze, que toutes les sciences ct les raisonnements des W çaïens ressemblent aux fléaux et aux plaies de l'Egypte, qui sont 1 Le e | entrés dans l’Eglise pour la punition de nos péchés.» sée p
AÏENNES Je
mps et des:
eignement, l'antiquité elle littéra- 8, »
> en Renaissagesse propaïens c'est nes les plus
hns le même diants, pen-
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S lettres hu- %
as le nom de vrions tenir eur de notre int Grégoire
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BALTHAZAR BONIFACIO, prôfond'pénseur, écrivait à la même époque : « Dans les écoles d'aujourd'hui, nôs enfants deviennent
: À archifous, parce qu'on ne leur apprend rien qui soit applicable à
notre état actuel. Nous croyons avoir fait pour eux un chef. d'œuvre quand nous leur avons donné, comme dit l’apôtre, des maîtres qui leur chatouillent les oreilles et dont l’enseignement détourne leur entendement de la vérité et les passionne pour les
| fables. »
LE MARÉCHAL DE TAVANNES, trèsgrand homme d'Etat,
D écrivait au XVIe siècle : « Les traductions d’Aérodote, Plutar-
que, Appien, Tite-Live, ont aidé à fomenter les gucrres civiles
en Europe. Tel eût voulu être César pour renverser ou changer
l'état des républiques; un autre, Brutus, Timoléon, pour tuer
des tyrans; un autre, pour entreprendre mieux que Spartacus et ertorius. »
MoNTAIGNE déclare nettement que l'enseignement classique rend l'Europe païenne : « À la mode de quoi nous sommes insruits, dit-il, ce n'est pas merveille si les escoliers et les maistres n'en deviennent pas plus habiles, quoiqu'ils s’y fassent plus doctes. De vrai, le soin et la dépense de nos pères ne visent qu’à nous meubler la tête de sciences. Du jugement et de la vertu, peu de nouvelles. Où nous a choisi pour notre apprentissage, non les livres qui ont les opinions les plus saines, mais ceux qui parlent le meilleur grec et latin; et, parmi ces beaux mots, on ous a fait couler les plus vaines humeurs de l'antiquité. »
GzorGes FABRIOIUS n'hésite pas à proclamer qu'envoyer les énfants à l’école des auteurs païens, c’est commettre à leur égard e péché de scandale anathématisé par Jésus-Christ. « Et nous
Aussi, dit-il, nous tenons pour inutile et pernicieuse cette éducaion qui polit le langage et corrompt les mœurs ; cette éducation i ne donne à la société que des bavards élégants et des impies. »
Le célèbre Crispo dit que l'étude des auteurs païens précoisée par la Renaissance, est la première cause des maux de Europe : inc nostri prima mali labes. Puis il ajoute : « Il
faut se servir des auteurs païens comme de la vipère dont on fs Borc empoie la tête écrasée. pour guérir 88 morsure, » M «Nc GUILLAUME Bupge, membre du parlement de Paris, amba# | étrat cadeur de France, le plus savant des nobleset le plus noble des ! pair! gavants; mieux que cela, l'un des pères de la Renaissance, n€ QE sion craint pas d'écrire : { Il est urgent d'opérer une réforme dans E: l'enseignement, en faisant passer l'étude des lettres chrétiennes A quoi avant celle des auteurs paiens. g'il en est autrement, NOUS péri- paie! rons, CAT DOUR oublierons la sagesse chrétienne... Voyons déjà De l'indifférence des lettres Fra
omment déplorer assez ésultat du culte idolä-
différence qui est le r trique des lettres païenne®, indifférence qui va jusqu'à l'impiété es de notre religion...
et à la négation des vérités fondamental que ignorance et se ee
Voiei que le monde ingrat revient à son anti passionne pour uné ne littérature fangeuse, épaisse À
philosophie etu Let grossièrement matérialiste. C'est à tel point que la pudeur, La ë modestie, la notion du juste et du vrai ont presque disparu. À quoi donc a gervi la Renaissance, puisqu'elle fait revivre l'ambi- |} tion, la cupidité, l'orgueil, la fièvre de toutes ces choses défen- ÿ dues et abrogées par le christianisme... Qu'est-ce que cette AE beauté de la forme littéraire qui fait la principale étude de la 4 jeunesse riche et élégante 9 Pas autre chose qu’une écorce pourrie 4 C'est la défroque du vieil homme que le chrétien À ement rejeter, mais fouler aux pieds.
C'est un
piége tendu par V’oiseleur infernal pour prendre les âmes, piége à
d'autant plus dangereux que nous le voyons moins et que même à
:| nous fascine. En attendant, les admirateurs éternels desh
païens, qui méprisen étiennes, sous prétexte qu'elles! ne peuvent former à l'ar t des fous qui courenth après une ombre: »
Tout ce que Budée déplore comme conséquences funestes dé | l'étude des classiques paiens, ne pouvons-nous Pas le déplorer LL. nous aussi, eb avec bien plus de raison encore, puisque le mal 1 #
LC 88
considérablement grandi ?
BERNARD DE LA RocHEFLAVIN, avocat au Parlement dé
ce qui se passe: C de notre temps, in
Sas
et vermoulue.
ne doit pas seul
t les lettres chr t de bien dire, s0n
us
) dont on
ris, ambas- 3 noble des xissance, ne forme dans chrétiennes L, nous péri- Voyons déjà e des lettres culte idolâ- À u'à l'impiété religion...
morance ét 8e yeuse, épaisse À > la pudeur, la à > disparu. À À evivre l'ambi- À choses défen- à st-ce que cette 3 k ile étude de la # e écorce pourrie ll que le chrétien :
ieds. C’est un | les âmes, piége à ins et que mêmes rs éternels des prétexte qu'elles 3 fous qui courents
Gnces funestes del
pas le déplorer # puisque le mal
au Parlement dé
Bordeaux, proteste lui aussi contre l'étude de ces classiques. « Nous nous adressons, dit-il, à de faux dieux ; nous sommes étrangers dans notre propre cité ; nous abandonnons notre propre patrimoine, c’est-à-dire nos traditions, notre histoire, notre religion, pour cultiver le champ d'autrui. »
Et le savant WIMPHELING dit à son tour : « Je ne veux pas qu'on fasse usage dans les écoles des poëtes et des prosateurs païens ; ils remplissent les jeunes imaginations de pensées obscènes et de fables ridicules, Je demande qu'on les remplace par les
| œuvres de Prudence et par différents écrits des saints Pères, »
GABRIEL DU Puy-HERBAULT, docteur de Sorbonne, le mar-
} teau du Protestantisme, une des gloires catholiques du XVIe
siècle, s'écrie : « Plût à Dieu que les Italiens eussent gardé pour eux leurs marchandises, leurs onguents, et leurs livres ! Nous devons beaucoup de choses aux Italiens, mais il en est beaucoup que nous voudrions ne pas leur devoir. Toute leur littérature respire le paganisme...... Qu’avons-nous besoin des auteurs Ipaïens ? Manquons-nous de livres, soit en prose, soit en vers, dans lesquels la pureté des mœurs, l'intégrité de la foi, la piété, la sincérité de la doctrine marchent de pair avec les grâces de l'éloution et la richesse du style ? D'où vient cette invasion de livres étrangers et pestilentiels dans l'Eglise ?, Est-ce que nous n'avons pas abondamment, dans la littérature chrétienne, de quoi nous mstruire et nous délecter? Pourquoi, je le demande, chercher des fleurs quand nous avons les fruits sous la main ?...... Quelle bst donc cette démence? Aller chercher, pour élever des enfants hrétiens, des livres étrangers, tout pleins de paganisme, c’est-àlire vains, futiles, blasphématoires, et mépriser ceux que nous devrions emprunter si nous ne les avions pas! Aller chercher à étranger les poisons les plus actifs, tandis que nous avons chez pus des aliments excellents! Qu'est-ce que cela ? sinon prendre haine ja vie, la santé, le bonheur, et se précipiter volontairent dans la mort... Qu'on ne l’oublie point, les enfants, lors- D'ils. sont jeunes, retiennent ; adolescents, ils n'ont rien de plus kssé que de faire ce qu'ils out appris; et, toute la vie, les
ss
maximes perverses, que leur a inculquées une répétition fréquente, restent gravées dans leur mémoire. »
Le Père Paz, jésuite, dit, en parlant de l'étude des classiques païens : « Cette étude pousse aux frivolités et par conséquent appauvrit la raison... L'âme, passionnée pour les futilités païennes, n’a que du dégoût pour la doctrine céleste. Peu à peu elle s'énerve et ne peut plus supporter la majesté des Ecritures. Blasée, il ne lui faut que des romans assaisonnés d’un sel putride, remplis de sottises et de vanité... Je ne sais pas comment l'admirateur des païens n'a pas honte, après avoir lu leurs vers ou leur prose, de se présenter devant son Créateur, de chanter les poésies du prophète-roi, ou de méditer sur la vie de notre divin Sauveur, »
Un autre jésuite, le célèbre Père PossEVIN, remarquable par sa haute science et la supériorité de son génie, signale, lui aussi, l'éducation païenne, introduite par la Renaissance, comme la cause des maux de l'Europe et le principe de sa ruine future, « L'éducation fait tout, dit-il. Au milieu même de Rome, à la vue même de leur dispersion, accomplissement palpable des prophéties et des menaces de Jésus-Christ contre Jérusalem et contre la Synagogue, en présence des arcs de triomphe, monuments de la victoire de Titus, ls Juifs restent Juifs. Pourquoi? Parce que dès l'enfance, ils reçoivent, avec le lait, les doctrines empoisonnées du judaïsme. Opiniâtres dans leur haine du Christia- #5 de b: nismé, très-rarement ils se convertissent. Il en est de même des 8 nos « Tures, des Tartares, des hérétiques et des schismatiques : l'édu- 8 form cation fait tout.
« Quelle, pensez-vous donc, que soit la cause redoutable de ce que nous voyons aujourd’hui ? D'où vient que les âmes s’engouffrent dans leurs propres appétits, dans les impuretés, dans les | usures, dans les blasphèmes, dans l’athéisme ? sinon parce que, ? dès la jeunesse, dans les écoles mêmes qui sont les pépinières de À l'Etat, on enseigne tout, excepté la piété. On y étudie tout, excepté les auteurs chrétiens; ou, si l’on y parle quelquefois de h christianisme, tout cela se trouve mêlé avec les choses les plus À
tion fré-
lassiques quent ap-
futilités Peu à peu Ecritures.
el putride, comment leurs vers chanter les otre divin
quable par », lui aussi, comme la ine future.
Rome, à la ble des proem et contre numents de oi? Parce rines empoidu Christiaie même des ques : l'édu-
utable de ce mes s'engoufetés, dans les
} en lui doit être conforme à ce divin modèle.
sales et les plus lascives, véritables pestes de l'âme. * A quoi sert, je vous le demande, de verser un verre de bon vin dans un tonneau de vinaigre ; c’est-à-dire d'enseigner un peu de catéchisme chaque semaine, et de verser en même temps dans les âmes des barils entiers de vinaigre et de vin empoisonné ?.. Sous prétexte d'apprendre à la jeunesse le beau grec et le beau latin, vous lui apprenez la langue de l'enfer. Sortis du collége, vos jeunes gens, devenus magistrats, médecins, négociants, n'importe quoi, oublieront bien vite les quelques mots de latin qu'ils auront appris; mais, ce qu’ils n’oublierônt jamais, ce sont les leçons et les exemples de libertinage qu'ils auront étudiés. Goût prononcé pour les lectures dangereuses et frivoles, dégoût pour la parole de Dieu, poussé jusqu’au vomissement voilà ce qui leur reste, »
Le protestant ANDREÆ abonde dans le même sens. « Non, s'écrie-t-il, les enfants chrétiens étant faits pour le ciel, ce ne sont
| pas des entraves qu’il faut leur mettre aux pieds, ce sont des P q pieds,
ailes qu'il faut leur donner. Ce n’est pas à l'image de Romulus, de Lycurgue ou de Dracon que le chrétien doit être formé, c'est à l'image de Jésus-Christ. Affections, goûts, vie, langage, tout
La littérature doit être, non celle de Virgile ou d'Homère, mais celle de David ; non
| celle de Cicéron ou de Démosthène,, maïs celle de Paul et } d'Isaïe..…..
Ce que nous faisons est étonnant : nous confessons de bouche Jésus-Christ et nous le mettons au dernier rang dans nos études! Et toutefois, en formant pour lui la jeunesse, nous
formerons des littérateurs et des citoyens. Bien élever la jeunesse, c’est former ou reformer la société. »
BAYLE se prononce aussi contre l'étude des païens, telle qu’on Ja fait. «Je m'étonne, dit-il, qu'on donne pour modèles à la
M jeunesse les écrits de Cicéron, le plus médisant, le plus emporté, on parce que, À pépinières de | udie tout, ex- # uelquefois de oses les plus à
le plus satirique des hommes, dont les harangues sont pleines des plus violentes invectives qui se puissent voir.» Que ne doit-il pas penser des autres ?
MALEBRANOHE est ici d'accord avec Bayle. « Pauvres en-
fants, dit-il en gémissant, on vous élève comme des citoyens de
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l'ancienne Rome; vous en aurez le langage et les mœurs. On ne pense point à faire de vous des hommes raisonnables, de, vrais chrétiens, des habitants de la sainte cité. »
Le R. P. Fécix DuMas, savant religieux et profond théologien du XVIIe siècle, dit à son tour, dans un ouvrage sur l'éducation, portant, entr'autres approbations, celle du célèbre cardinal de Sourdis : « Le paganisme est. revenu dans le monde avec la Renaissance ; seul, il explique ce que nous voyons : c'est lui qui conduit l'Europe à l'abîme, Ilne faut attribuer le mal qui grandit à vue d'œil et qui menace le mande de catastrophes inconnues, ni à la décadence naturelle des choses humaines, ni à l'ambition des princes, ni à l’insubordination des peuples, La cause en est dans l'éducation de la jeunesse, et surtout de la jeunesse éclairée, mise longtemps en contact avec l'antiquité profane, »
Le Père ANDRÉ, jésuite, écrit à l’un de ses confrères, professeur à Rouen : « Je vous plains, non pas tant d’être un écho, que d'être un écho de sottises, et d’être gagé pour apprendre à des enfants des fadaises qu’il faut oublier pour être honnête homme. Est ce que jamais on n'ouvrira les yeux sur l'éducation de la jeunesse ? »
Un autre jésuite, le Père GRrou, écrit à la fin du XVIITe siècle : « Je ne doute pas'que la lecture des anciens, soit poëtes, soit philosophes, n’ait contribué à former ce grand nombre d'incrédules qui ont paru depuis la Renaissance des lettres... .. Ce goût pour le paganisme, contracté dans l'éducation publique et privée, se répand ensuite dans la société...…...; dans le fond, nous sommes de vrais païens, et par l'esprit, et par le cœur, et par la conduite. »
Le dix-neuvième siècle, par la bouche des nersonnages les plus judicieux et les plus éclairés, comme par ccile des plus foreenés. révolutionnaires, accuse, lui aussi, notre système païen d’enseignement comme le principal auteur des catastrophes qui ont eu licu. -Il ne doute pas qu'il nous en prépare eñcore de terribles.
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l'exquis bon séns avec lequel il a résolu les plus importantes questions sociales, s’écrie : « Qui donc, sans les traditions et les: études dites classiques, eut jamais songé à évoquer tous ces sou
venirs du paganisme qui ont détourné la Révolution de 1789 de ses voies régénératrices, pour l'entraîner dans des voies sanglantes, despotiques, criminelles ? Qui donc eut jamais imaginé de ressusciter Vénus sous le nom de la déesse Raison ? Qui donc eût osé, comme on l’osa, proposer à une nation chrétienne d'adopter pour toute Constitution les lois de Lycurgue et de Minos? Pour que le premier des peuples civilisés en vint à ce degré d'absurdité, il avait fallu que pendant plus de deux siècles on remplit le cœur et l'esprit des jeunes gens d’une admiration sans limites, d'un engouement sans réflexion pour les œuvres, les écrits, les
pensées, la morale, les actions des païens, et tout cela, pour par-.
venir à imiter l'élégance, la grâce, le charme de leurs littérateurs, ou le talent de leurs artistes. Eu vérité, c'était payer trop cher un si mince avantage ! »
Donoso Corris, le grand génie de notre époque, a fait retentir d'un bout à l’autre de l'Europe cette solennelle parole : « Il n'y a que denx méthodes d'élever la jeunesse : la méthode chrétienne, que nos pères ont suivie pendant quatorze siècles, et la méthode païenne, qu'on lui a substituée depuis la Renaissance. La seconde nous a conduits à l'abîme où nous sommes ; lu pre: mière seule peut nous en retirer, »
M. BasTiAT, grave orateur français, proclame que l’enseignement des colléges et des petits séminaires est souverainement absurde. « Pour moi, dit-il, quand je vois la société actuelle jeter les jeunes gens par dizaines de mille dans le moule des Brutus et: des Gracques, je m'étonne qu'elle résiste à cette épreuve. »
NapPoL£on Ier avait dit : « Voyez un peu la gaucherie de ceux qui nous forment. Ils devraient éloigner de nous l’idée du paganisme et de l’idolâtrie, parce que leur absurdité provoque nos premiers raisonnements et nous préparent à résister à la croyance passive. Et pourtant, ils nous élèvent au milieu des
Grecs et des Romains avec leurs myriades de divinités, Telle a.
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été pour moi, et à la lettre, la marche de mon esprit. J'ai eu besoin de croire, j'ai cru ; maïs ma croyance s'est trouvée heurtée, incertaine, dès que j'ai su raisonner, et cela m'est arrivé d'assez bonne heure, à treize ans. »
M. DE GasPaRIN a fait entendre ces remarquables paroles : 4« Ce sera un des étonnements de l'avenir d'apprendre qu’une s0ciété, qui se disuit chrétienne, a voué les sept ou huit plus belles années de la jeunesse de ses enfants à l'étude exclusive des païens. »
Man. Panisis, évêque d'Arras, l’un des plus savants et des plus illustres prélats français de ce siècle, a dit de l’enseignement tel qu'il se donne aujourd’hui, suivant la méthode adoptée par la Renaissance : « C’est la plus redoutable épreuve de l'Eglise depuis son berceau. »
Le trop fameux Vicror HuGo a laissé tomber de sa plume ce remarquable aveu : « Si la littérature du graud siècle eut invoqué le christianisme au lieu d’adorer les dieux païens; si ses poëtes eussent été ce qu'étaient ceux des temps primitifs, des prêtres chantant les grandes choses de leur religion et de leur patrie, le triomphe des doctrines sophistiques du dernier siècle eût été beaucoup plus difficile, peut-être même impossible. Aux premières attaques des novateurs, la religion et la morale se fussent réfugiées dans le sanctuaire des lettres sous la garde de tant de grands hommes. Le goût national, accouturié à ne point séparer les idées de religion et de poésie, eut répudié tout essai de poésie irrégulière et flétri cette monstruosité, non moins comme un sacrilége littéraire que comme un sacrilége social. Dieu peut calculer ce qui serait arrivé de la philosophie si la cause de Dieu, défendue en vain par la vertu, eût été aussi plaidée par le génie !...…. Mais la France n'eut pas ce bonheur : ses poëtes nationaux étaient presque tous des poëtes païens, et notre littérature était plutôt l'expression d'une société idolâtre et dé mocratique que d’une société monarchique et chrétienne. Aussi les philosophes parvinrent-ils, en moins d’un siècle, à chasser des cœurs une religion qui n’était pas dans les esprits. »
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M. DE RÉMusAT, du parti révolutionnaire, a dit un jour avec bonheur : « La société moderne, surtout la société française, est pénétrée de l'esprit de l’antiquité ; le fond de ces idées lui a été donné par la littérature classique. »
Et RENAN, le blasphémateur insigne, s’est aussi écrié un jour avec un air de triomphe : « Nos idées modernes sont le reflet de la Grèce et de Rome! » Est-ce assez clair ?
Enfin l'éducation païenne, que nous a légué la Renaissance, n'est pas autre chose, d'après M. CousiN, qu'une éclatante revanche du paganisme gréco-romain sur le christianisme ; suivant l'expression de BALZAC, c’est le mariage adultère de deux civilisations et deux religions contraires ; c’est, comme parle GEORGE SAND, la résurrection de la SN c'est, selon M. MionieLs, une pre édition du paganisme, rafinée et illustrée ; c'est,
dit M. ALLOURY, lu mère de tout œ que nous voyons.
On ge rappelle Orsini, régicide déterminé, qui attenta le 14 janvier 1858 à la vie de Napoléon III. Il était l'âme d’une asociation ténébreuse qui faisait profession de ressusciter les doctrines sauvages et impies de l'antiquité gréco-romaine, Voici ce qu’ on a trouvé dans ses Mémoires adressés à la jeunesse italienne : JAES DEUX FOYERS DES IDÉES RÉPUBLICAINES EN ITALIE soNT Les COLLÉGES ET LES SOCIÉTÉS SECRÈTES, »
Il n’y a rien à ajouter à la suite d’un tel aveu ; mais il importe de réfléchir et de se demander s’il est prudent de cultiver plus longtemps un système d'éducation qui fait si bien les affaires de la Révolution.
LE MAL ACTUEL, TEL QUE DÉCRIT, RÈGNE-T-If, AU CANADA ?
À ce qui vient d’être dit, on objecte que la question du mal actuel et de ses causes est une question oiseuse pour nous. Que la vieille société européenne ait été rongée par le ver païen et qu'elle soit aujourd’hui presqu'entièrement vermoulue, on l’admet assez volontiers ; mais que le Canada soit en pareille condition, on le nie abiblhrmdit.
Personne, il est sûr, n’a dit ni ne dira que nous sommes engagés aussi avant dans la mauvaise voie que l’est la vieille Europe. Mais quiconque voudra considérer les choses de près et les apprécier sainement, avouera que notre société canadienne est passablement malade, elle aussi, et malade de la même maladie que la société européenne. Oui, le mal, dont elles souffrent toutes deux, est identique ; seulement, il n’a pas encore pris chez l’une tous les développements \ u’on lui voit chez l’autre : il n'a pas encore atteint la période aiguë, L’unique différence des deux cas porte donc sur un simple accident : les progrès du mal. :
Il fut un temps, lequel n’est pas encore très-éloigné, où l’'Europe était où nous en sommes aujourd'hui ; si nous n'y prenons garde, nous la rejoindrons bientôt sur le bord des abîmes qu’elle côtoie. La mauvaise semence a été déposée au sein de notre jeune société ; elle croit, grandit et se fortifie chaque jour ; l’époque d’une triste maturité est plus prochaine qu’on ne le pense Pour le démontrer, quelques considérations suffisent,