CANADA
on du mal nous, Que er paien et , on l’admet condition,
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où l'Eu- 'y prenons nes qu’elle à de notre pur ; l’épone le pense
comme sur un volcan, n2: commencent-ils pas à lever la tête et à
PR: | CSN
Au point de vue religicux, qu'est-ce que notre gouvernement ? Diffère-t-il des gouvernements de l'Europe ? En aucune façon. Comme eux, il ne professe aucune religion ; ilest athée. À ses yeux, l'Eglise n’est ni plus ni moins qu'une société incorporée, tout comme uue simple compagnie de chemin de fer ou de navigation sur le fleuve et les grands lacs. Il ne lui reconnait de droits que ceux qu'il prétend lui avoir donnés, et, si elle se meut avec une certaine liberté, c’est qu’il lui plait d'être bienveillant, car, de par les lois qu'il promulgue, il peut intervenir comme juge dans les matières qui concernent le dogme, la morale et la discipline ecclésiastique, se prononcer même sur la validité des sacrements.
En principe et de fait, uous avons donc le césarisme, c’est àdire que ceux qui nous gouvernent, exercent la double autorité de prince temporel et de souverain-pontife,
Que, daus les détails de l'administration, la présence du césarisme ne soit pas encore très-sensible au Canada, cela ne dépend au: cunement du zèle que mettent à le comprimer bon norabre de nos hommes instruits, anciens nourrissons des Grecs et des Romains ; ils travaillent bien plutôt à lui aplanir les voies, afin qu’il profite de toutes les occasions favorables pour s'affirmer par des actes, Et en effet, pour la plupart de nos légistes et d’une foule d’autres qui continuent néanmoins de se dire catholiques, la loi civile ne prime:t-elle pas tout au Canada ? Si l'Eglise réclame ses droits et proteste contre des usurpations de pouvoir, ne les entend-on pas répéter en chœur : La loi le veut ainsi ! c’est la loi qu'il faut suivre ! il faut respecter la loi ! ! ! N'est-ce pas là le cri qu'a provoqué, même chez des catholiques réputés pieux, la prière de tenir compte des prescriptions du Syllabus ? Donc, sur ce point, même chose ici qu'en Europe ; en pratique on n’ose encore aller aussi loin. s
Où en sommes-nous maintenant, relativement à la science politique ? Les principes les plus mauvais, et partant les plus subversifs, ceux qui ont bouleversé l'Europe et la tiennent encore