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de la mention « sans ancien », aussi le Synode de Charenton en 1679 censura t-il l’église de Mantes pour n'avoir pas envoyé de délégué laïque et pour n’avoir pas obéi en cela aux ordres du précédent Synode !. En parcourant les procès-verbaux des Synodes
: d'Aymon et de Quick nous avons trouvélefait suivant
que nous rapportons ici, mais en avouant que nous ne le comprenons pas très bien, Le roi accordait pour l'entretien des pasteurs, des subsides à chaque Synode national et celui-ci devait les répartir selon les charges des provinces. En 1603 au Synode de Gap, les députés de l'Ile de Francese plaignirent de ce que, sur la somme qui leur avait été allouée par le Synode précédent (Gergeau 1601) on avait retranché 500 écus en faveur de deux pasteurs de la province. Le pasteur de Mantes Chorin, était l’un des favorisés. La Compagnie jugea que « c'était de dangereuse conséquence que quelques pasteurs fussent ainsi préférés aux autres » et elle enjoignit à Chorin, « sous peine de très forte censure, de ne tirer le paiement de sa pension par une autre voie que celle de l'Ordonnance des autres églises? ». Cependant pour le soulager elle accorda en sa faveur une portion supplémentaire à l'Ile de France dont les délégués trouvèrent quand même le subside insuffisant, car ils réclamérent de nouveau au Synode de la Rochelle 1607, qui leur alloua 5 portions pour subvenir aux besoins des églises de Mantes {et de Fontainebleau) mais en enjoignant aux pasteurs de se contenter des gages ordinaires de leurs collègues de la même province #. : :
Au Synode national suivant « sur la plainte conti-
1 Auzières, Les Synodes de l’Ile de France.
2 Aymon ouv. cité I, p. 285.
3 Id. AP A3a0
SD CRE nuée par la province de l’Ile de France, de ce que par le commandement du duc de Suilli (Sully ?) le ministre de Mantes reçoit 250 écus sur les portions adjugées à la province, la Compagnie ordonna que le Synode « remontrerait derechef à Chorin ce qui est son devoir afin qu'il sy range! ». Elle lui accorda malgré cela une nouvelle portion supplémentaire. Chorin touchait ainsi 4 portions et demie.
Le Synode de Gergeau avait cependant décrété que la subvention due à chaque pasteur serait désormais payée par tête, en sorte que plusieurs églises desservies par un seul ministre ne seraient comptées que par une seule église. Il résulterait donc des demandes supplémentaires de subsides que nous venons de signaler, que Chorin aurait eu deux églises à diriger et que l’allocation ordinaire n’étant pas suffisante, il avait besoin d’un supplément de traitement. Or d’après la liste des pasteurs d’Auziêres, ce n’est que beaucoup plus tard que le pasteur de Mantes eut à desservir la paroisse d'Avernes. À cette époque 1603 à 1609 il y avait également un pasteur à Avernes, c'était Liévin de Beaulieu ; c'est ce qui fait que nous ne comprenons pas pourquoi Chorin demandait des subsides extraordinaires. Nous ignorons quel était le montant de la « portion » mais il semble que Chorin abusait de ce qu’il était le pasteur de Sully pour se faire allouer une indemnité extraordinaire.
l Aymond, ouv. cité, I, p. 385.
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