‹ La Réforme Dans Le Comté De MantesChapitre 6 sur 30 · HU · texte numérisé non relu

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veau afin qu'il ne leur fût fait « aucun tort ni déplaisir». Le? mars il ordonna par la lettre suivante de les faire venir à Paris avec les interrogatoires qui avaient été faits à Mantes : é « Chers et bien-aimés, Nous voulons et vous mandons que faciez délivrer es mains et en la charge de celluy que le s' de Fossez vous dira, les deux personnes qui furent prinses dernièrement que ceulx de la nouvelle opinion voulurent surprendre Mante. Et par mesme moyen, délivrer aussi les interrogatoires et informations faictes sur ceste occasion. Et retenez seulement ceste présente pour vostre descharge. » Donné au Faubourg Saint-Honoré-lès-Paris, le VIJ jour de mars mil cinq cens soixante et quatorze.» Le même jour le roi fit expédier une seconde lettre pour enjoindre à la ville de protéger, en vertu des édits de pacification, quelques seigneurs protestants des en: virons de Mantes qui promettaient de lui être fidèles serviteurs. C’étaient les seigneurs de Banthelu, de Laporte, de Vaudencourt, de Villers, de Dampoix et de Fontaines. « Vous avez, dit la lettre, à les maintenir et conserver en toute seureté et repos, autant que à vous appartiendra de ce faire, ne souffrir qu'il leur soit faict aucun destourbier, moleste, tort, trouble ne injure et d’autans que nous réputons por perturbateurs du repos publicq et rebelle, ceulx qui s’efforceront les travailler ou offenser. »

. Nous n'avons de l’histoire protestante de. notre -région, sous le règne de Henri III que les quelques faits suivants. En 1585, les Protestants brülèrent plusieurs églises des environs de Mantes, celle de Jumeauville et celle de Gramchamp où tous les chanoines périrentet où l’an d’eux fut même enterré vif!.

l Cassan, ouv. cité, p. 275.

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Les Catholiques ne le cédaient pas d’ailleurs aux Huguenotis en fait: de fanatisme. En 1587, quelques jours après la bataille de Coutras, l’exaltation était tellement grande à Mantes et aux environs que Sully, qui était alors dans son château de Rosny (5 kilom. de Mantes), fut obligé pour sa sûreté de prendre part aux réjouissances qui eurent lieu pour célébrer la défaite des Protestants. Il n'avait, du reste, obtenu la . conservation et la sauvegarde de son château et de ses biens que parce que ses deux frères, Salomon et Philippe servaient dans l’armée de la Ligue!. Les Mantais auraient dû cependant considérer le respect que Sully avait pour la liberté d'autrui. Les Catholiques qu'il avait à son service ne s’apercevaient de la différence qu'ils faisaient entre eux et les Calvinistes, qu’à l'attention qu'il avait de les obliger à remplir avec la dernière exactitude leurs devoirs de bons catholiques?. Nous sommes heureux de voir que l'abbé Thomas, curé actuel de Rosny, a relevé ce fait, qui d’ailleurs ne nous étonne pas de la part de Sully.

1 Thomas, Rosny-sur-Seine, p. 199.

2 Ibid., p. 233.

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